La juriste malienne Sana Wony Tieminta, présidente de la coopérative agricole Femmes en action, a profité d’une conférence organisée récemment par la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde. pour dénoncer les obstacles à l’accès des femmes au foncier agricole. Une situation d’autant plus préoccupante qu’elles n’ont pas la loi foncière de leur côté.

« La nouvelle loi agricole alloue un certain pourcentage de terres aux femmes mais tout en tenant compte des mœurs. Pour qu’une femme accède à une terre, il faut l’accord de son mari. Et ce qu’elles obtiennent en général c’est un petit lopin, à côté du champ de leur mari, qui fait un demi-hectare ou quelques centaines de mètres carrés juste pour planter quelques légumes. Moi, j’ai six hectares à 60 km de Bamako et j’ai les plus grandes difficultés à obtenir le titre foncier qui est quand même une garantie. Ça freine évidemment la production et mes ambitions », a confié Mme Tieminta à RFI.

Pour rappel, la FAO estime que les rendements agricoles de l’Afrique augmenteraient de 20 à 30% si les femmes africaines bénéficiaient d’un accès équitable aux ressources productives

ECOFIN

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