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Economie : La Chambre de commerce et d’industrie se dote d’une boussole pour 5 ans

D 9 août 2017     H 11:32     C 0 messages         Partager


Après une période de léthargie due à l’insurrection populaire d’octobre 2014 au cours de laquelle des biens de nombreux hommes d’affaires ont été incendiés et leurs outils de travail détruits, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina se remet en marche. La nouvelle équipe issue des élections consulaires de novembre 2016 s’atèle à la redynamisation du secteur privé en tant que moteur de la croissance

Simple coïncidence ou choix volontaire, c’est le 4 août, date d’anniversaire du déclenchement de la révolution démocratique et populaire (RDP) que la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina a adopté son "Plan Stratégique de la Mandature 2016-2021", un document qui présente la vision de l’institution sur les valeurs, la place et le rôle du secteur privé dans le développement économique du Burkina. Selon le président de la CCIBF, Mahamadi Sawadogo, le but ultime du Plan est d’améliorer la gouvernance de la Chambre et d’apporter des réponses adaptées aux enjeux du secteur privé dans un contexte économique national et régional marqué par une concurrence de plus en plus rude. En somme, il s’agit de doter la CCIBF d’un outil pertinent qui fera du secteur privé un véritable moteur de la croissance, d’autant que la réussite du Plan national de développement économique et social (PNDES) passe par « un rôle très actif du secteur privé dans l’accroissement des investissements productifs dans les secteurs porteurs et innovants ».
Avec l’adoption de ce Plan, la Chambre de commerce amorce désormais un nouveau départ, avec le souci d’opérer une rupture, comme le fit la RDP, avec les anciennes pratiques qui ont miné l’efficacité de ses activités dans le passé, et d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur privé. C’est à l’issue d’une large consultation et de débats dans les divers secteurs d’activités que le Plan a été adopté, bâti sur cinq (5) axes stratégiques :
• l’amélioration de la gouvernance et mobilisation de l’intelligence consulaire ;
• le développement du capital humain et facilitation de l’accès au financement du secteur privé
• Développement de l’intelligence économique et du portefeuille de services d’appui-conseil aux entreprises
• Renforcement de l’accompagnement de proximité des entreprises dans les régions
• Développement et renforcement de l’offre en infrastructures et en équipements économiques.

La présence de délégués étrangers aux premières journées de réflexion stratégiques, notamment sénégalais, ivoiriens, ghanéens et français, montre que la redynamisation du secteur privé burkinabè doit résolument s’inscrire dans une dimension régionale et internationale à l’heure où l’économie est de plus en plus interconnectée, mais où chaque nation doit d’abord mobiliser ses énergies internes et soutenir ses entreprises dans la conquête de nouveaux marchés. L’intelligence économique devrait occuper une place de choix dans la réussite du Plan, sachant que notre pays a pris un énorme retard en la matière, comparativement à certains de nos voisins, qui ont su taire leurs différends internes pour soutenir leurs capitaines d’industries dans la conquête de gros marchés créateurs d’emplois. C’est le défi que doit relever la puissance publique au plus haut niveau et les collectivités territoriales.
Lors des premières journées de réflexion, le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, Issaka Kargougou a annoncé la construction très prochaine d’infrastructures structurantes , notamment un port sec à Ouaga, l’extension de celui de Bobo, une politique de renforcement des capacités des acteurs privés, etc., bref, tout un arsenal de mesures destinées à booster la compétitivité des entreprises burkinabè. La nouvelle équipe de la CCIBF qui a été élue fin 2016 à l’issue d’une première vraie élection, nourrit beaucoup d’ambitions pour le secteur privé. La mise en œuvre du Plan qui a été adopté nécessite près de 135 milliards de F CFA et sera financé sur fonds propres à hauteur de 96, 828 milliards, soit 71% du coût global, le reste devant être mobilisé auprès de partenaires institutionnels nationaux, régionaux et internationaux.


Salam Sondé
Kaceto.net

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