Après Ouagadougou en 2014, Yamoussoukro accueille le sommet des chefs d’Etat du Burkina et de Côte d’Ivoire, un rendez-vous à la fois politique et économique

Arrivés hier à Yamoussokro, les présidents ivoirien, Alassane Dramane Ouattara et burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré vont procéder aujourd’hui, dans l’enceinte de la Fondation Félix-Houphouët-Boigny, à la signature de plusieurs accords de coopération dans divers domaines. Les dossiers qui ont été préparés depuis lundi par les experts des deux pays, ont été consolidés hier lors d’un conseil conjoint de gouvernement présidé par les premiers ministres ivoirien Kablan Duncan et burkinabè Paul Thiéba.
A sa descente d’avion hier à Yamoussoukro, le président Kaboré a indiqué que la lutte contre le terrorisme a également « été prise en compte par nos deux pays, en collaboration avec le Sénégal et le Mali », ajoutant que « nous sommes convaincus de la nécessité de mutualiser nos renseignements et nos moyens de combat ». Il a ensuite rencontré des représentants de la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire avec lesquels il a été question bien évidemment du vote des Burkinabè de l’extérieur en 2020, de la lumière dans la gestion des fonds destinés à la construction de la maison du Burkina à Abidjan ou encore des places accordés aux supportes des Etalons lors des phases finales de la CAN.
Les projets d’accords qui devraient être signés par les deux présidents couvrent notamment les domaines des infrastructures routières avec la construction de l’autoroute Yamoussoukro Ouagadougou et du chemin de fer Abidjan-Niger, de l’énergie, de l’enseignement supérieur avec une coopération entre l’université Félix-Houphouët-Boigny et le Centre national de la recherche scientifique et technologique du Burkina Faso, la libre circulation des biens et des personnes, la coopération culturelle, l’artisanat et dans le secteur de la communication.
La tenue de ce cinquième sommet marque la fin de la brouille qui s’était installée entre les dirigeants des deux pays depuis l’exil de Blaise Compaoré fin octobre 2014, et l’affaire dite des écoutes téléphoniques entre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro et l’ancien ministre des Affaires étrangères burkinabè, Djibril Bassolé.

Kaceto.net

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