A quelques jours de l’ouverture du procès relatif au putsch manqué de septembre 2015, le directeur de la justice militaire, le col. Sita Sangaré, dans un communiqué publié par le Service d’information du gouvernement (SIG), appelle les populations à la sérénité pour la manifestation de la vérité.

Dans le communiqué parvenu à l’AIB samedi soir, le directeur de la justice militaire a apporté des précisions, notamment, sur le dossier Djibrill Bassolé.

Le colonel Sita Sangaré réagit ainsi, à la récente sortie de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA), parti politique de l’opposition proche du général Djibrill Bassolé (inculpé pour son implication présumée au putsch manqué.

Le premiers responsables de la NAFA ont dénoncé (lors d’une conférence de presse animée le 6 février, puis à travers une déclaration publiée le vendredi 9 février) le fait que le président de la Chambre de contrôle du tribunal militaire, Jean-Marie Ouattara ait été remplacé.

Pour le directeur de la justice militaire ce remplacement était dans l’ordre normal des choses, les présidents de cette chambre étant nommés par décret à chaque rentrée judiciaire.

En plus, ajoute le communiqué, le procès ayant été programmé pour le 27 février 2018, la Chambre de contrôle n’a plus de rôle à jouer.

Sita Sangaré réfute ainsi les avis tendant à indiquer que le magistrat Jean-Marie Ouattara ayant instruit le dossier, il aurait dû être reconduit en vue du procès.

« Une fois l’Arrêt de renvoi produit, la Chambre de Contrôle de l’Instruction se trouve dessaisie et n’a plus d’actes à poser dans le dossier », a-t-il expliqué dans le communiqué.

Par ailleurs, le directeur de la justice militaire révèle que la nouvelle présidente de la Chambre de contrôle de l’instruction, la juge Florentine Kiéma, était jusque-là parmi les trois membres qui composaient la Chambre.

Le communiqué donne également des explications à propos des décisions qu’aurait prises le désormais ex-président de la Chambre de contrôle notamment sur la mise en résidence surveillée de Djibrill Bassolé.

« Il faut souligner d’abord qu’elle (la mise en résidence surveillée) fait suite à l’Arrêt n°70/2017 du 11 octobre 2017 de la Chambre de Contrôle de l’Instruction, présidée par le Juge Jean-Marie Ouattara qui assignait Monsieur Djibrill Bassolé à résidence. Le 17 Octobre 2017, les conseils du prévenu sollicitaient une interprétation de ladite décision », lit-on dans le communiqué.

Le même document précise que « le 24 janvier 2018, la même Chambre, dans son arrêt, confirmait notamment la résidence actuelle (où Monsieur Djibrill BASSOLE est assigné) comme étant son lieu de résidence ».

Pour le directeur de la justice militaire, « il est donc clair que les décisions d’assignation à résidence et d’interprétation n’ont nullement rapporté la mesure d’assignation à résidence de monsieur Djibrill BASSOLE ».

Et de conclure : « Restons tous sereins pour la manifestation de la vérité que l’on espère avec le procès qui s’ouvre le 27 février 2018après une longue période d’instruction bouclée avec l’Arrêt de renvoi de la Chambre de Contrôle de l’Instruction en date du 29 décembre 2017 ».

Agence d’information du Burkina

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