Malgré la conjoncture économique internationale, l’année 2018 s’annonce au Burkina Faso sous de meilleurs auspices a affirmé mercredi le président de l’Assemblée nationale Alassane Balla Sakandé à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année.

« La croissance économique devrait se consolider autour de 6,6% soutenue par un programme d’investissement public du Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020 », a-t-il indiqué.

Il a aussi relevé la hausse des cours de l’or et du coton qui devrait aider à dynamiser les perspectives de croissance.

Cependant, souligne-t-il, « cette croissance ne doit pas être une simple rhétorique dont se gargarise l’élite politique et administrative déconnectée des masses populaires ».

Pour lui, elle doit dans l’urgence servir à offrir aux masses « laborieuses », une eau saine, des centres de santé, des centres d’éducation et des maisons pour se loger décemment.

Le président de l’Assemblée nationale a reconnu la complexité de la tâche mais estime que "c’est à cet impératif que doit répondre toute embellie économique".

M. Sakandé a salué les accords intervenus entre le gouvernement et les syndicats qui « illustrent la volonté des différents acteurs de tourner la page tumultueuses des remous sociaux et de redonner espoir au peuple ».

« Au-delà de nos divergences politiques et sociales, il est plus que temps de hâter le retour à un climat socio-politique favorable au dialogue et à la mobilisation de toutes les énergies pour soutenir le renouveau démocratique », a-t-il souhaité.

A l’entendre, l’intersession (vacances des députés) n’a pas été de tout repos car les comités de suivi des recommandations des commissions d’enquêtes parlementaires créées en 2016 ont poursuivi leurs travaux.

« De l’audition du gouvernement sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises minières, il ressort que 49% des recommandations ont été mises en œuvre à la date du 15 février 2018 », a-t-il relevé.

Le comité recommande cependant au gouvernement d’accélérer la prise des arrêtés sur le fonds de préservation et de réhabilitation.

Le comité de suivi de la Commission d’enquête parlementaire sur le foncier urbain a pu constater avec regret que seulement 10% des 77 recommandations connaissent un début de mise en œuvre a indiqué M. Sakandé.

A ce sujet, le gouvernement « devra s’expliquer publiquement sur cette situation devant la représentation », a-t-il signifié.

M.Sakandé a indiqué qu’il devient « urgent de réfléchir à deux réformes majeures dans le contrôle de l’action gouvernementale ».

« Pourquoi les ministres ne seront-ils pas désormais individuellement responsable devant la représentation nationale ? Et ne serait-il pas judicieux que plus de temps soit consacré aux séances de questions orales afin de mieux prendre en compte les préoccupations des populations et des élus ? », a-t-il cité.

selon lui, l’intersession a également vu la finalisation du plan de travail consolidé à l’intention de certains des partenaires que sont l’Union européenne, la Suède et la coopération Suisse.

La première session ordinaire de l’année 2018 ouverte, s’étalera jusqu’au 4 juin prochain et sera essentiellement consacrée à l’examen et l’adoption de projets et propositions de lois.

Elle sera aussi marquée par le discours du Premier ministre sur l’Etat de la nation, a renseigné le président du parlement burkinabè.

Il a invité les parlementaires à s’investir pour permettre non seulement de s’acquitter de leur devoir dans les délais impartis et surtout de donner une suite aux différents dossiers introduits par le gouvernement.

Les mandats de deux députés ont été validés au cours de l’ouverture de session dont il s’agit de Phebe Dorcas Ouédraogo /Compaoré et Salamata Ouédraogo.

Agence d’information du Burkina

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