Un incendie s’est déclaré, le jeudi 4 août 2016, dans un magasin contenant des fûts d’essence, au côté ouest de l’ancienne gare routière, sise au secteur n°3 de Ouahigouya. Heureusement on n’a déploré que des dégâts matériels.

Les occupants des boutiques longeant l’ancienne gare routière de Ouahigouya ainsi que les populations riveraines ont vécu un cauchemar le 4 août 2016. Un jeudi noir qu’ils n’oublieront pas de sitôt. Aux environs de 10 heures 30, un incendie s’est emparé d’une maisonnette contenant une importante quantité de fûts d’essence. A quelques encablures, on pouvait apercevoir une épaisse fumée noire monter dans le ciel. Sur les lieux, le spectacle est tout aussi inquiétant qu’ahurissant.

Les agents de sécurité sont parfois obligés de bander les muscles pour tenir au loin les nombreux badauds accourus. Les soldats du feu, eux, comme à l’accoutumée, sont à l’œuvre pour venir à bout du sinistre. Ils sont moralement soutenus par les autorités municipales et régionales qui assistent impuissantes au spectacle. Les explosions de barriques se succèdent avec une montée vertigineuse de flammes et de volutes de fumée. Mais les sapeurs-pompiers ne lâchent pas prise. Ils arrivent à freiner la furie du feu aux environs de 12 heures, redonnant du même coup le sourire à l’assistance. On croyait le foyer presqu’éteint. Mais que nenni ! Les pompiers sont en rupture de stock, à savoir l’eau et un produit appelé émulseur, utilisé surtout dans les incendies de carburant.

Le feu regagne d’intensité avec de nouvelles explosions. C’est la débandade. ‹‹ Reculez ! Reculez ! ››, hurle la sécurité. Grâce au secours de la société Endeavour Mining qui a apporté trois bidons d’émulseur et au ravitaillement des camions citernes en eau, les soldats sont repartis à la charge. Autour de 13 heures 30, l’incendie est circonscrit après trois heures de combat acharné. On se congratule. Le gouverneur Hassane Sawadogo a félicité le commandant adjoint des sapeurs pompiers, le major Lassané Rabo et ses hommes, d’avoir vaincu les flammes.

Ce dernier a reconnu qu’ils ont eu beaucoup de difficultés au cours de l’opération. Cela est dû, à son avis, au manque de poteau d’incendie à proximité du lieu du sinistre pouvant leur permettre de se ravitailler en eau. ‹‹ Il fallait aller à 5 kilomètres à peu près pour chercher l’eau ››, a-t-il déploré. Le commandant en a profité pour saluer la forte mobilisation de ses agents car ceux qui étaient de repos sont venus à la rescousse et s’est aussi réjoui du fait qu’il n’y ait pas eu de blessés. Mais que s’est-il réellement passé ? Le propriétaire et le gérant du magasin étant introuvables, personne n’a pu donner une réponse exacte à cette interrogation. Néanmoins, l’un de leurs voisins, Dramane Ouédraogo, a estimé qu’un mégot de cigarette jeté serait à l’origine du feu. Il a indiqué avoir vu ses voisins détaler en laissant une bouteille enflammée sur place. Et le feu s’est propagé.

Le témoin a également relevé que le propriétaire, un certain Assami, venait de se faire un nouveau stock de près de 60 fûts. ‹‹ Ce matin, nous sommes venus trouver un camion-citerne qui est venu le ravitailler. C’est peu après son départ que le feu a débuté ››, a précisé M. Ouédraogo. Très touchée, la première adjointe au maire de Ouahigouya, Djénéba Sangarba, a confié qu’une réunion de crise a été convoquée et que des actions fortes vont être menées les jours à venir en vue de prévenir de tels drames. L’occupation illégale de l’ancienne gare routière et la vente illicite des produits inflammables dans la ville seront les sujets sur lesquels le comité de crise va se pencher. Profitant de l’occasion, l’adjointe au maire a invité la population à dénoncer ces pratiques préjudiciables à leur sécurité.

Source AIB
Kaceto.net

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