Quelques jours après la reprise des relations diplomatiques entre leur pays et la Chine, des étudiants burkinabè ont estimé mercredi que la coopération avec la Chine devait être "gagnant-gagnant" et fondée sur la "sincérité", a constaté une équipe de Xinhua à Ouagadougou.

"Je sais que la Chine est une grande puissance et le retour du Burkina Faso à cette nation doit avoir comme socle une coopération gagnant-gagnant", a confié à Xinhua Mathieu Dah, étudiant en master de sociologie, à l’université Pr. Joseph Ki Zerbo, la plus grande université du pays.

"Qui parle de la Chine parle des produits manufacturés, tels que les appareils électroménagers, les infrastructures, les industries, bref, le développement", a soutenu M. Kaboré, étudiant en deuxième année de médecine.

Pour lui, le niveau de développement de la Chine doit bénéficier au Burkina Faso dans cette nouvelle relation qui doit être "sincère" entre les deux parties.

Un responsable médiatique a pour sa part espéré que "ce nouveau départ avec la Chine apportera de bonnes choses aussi bien au Burkina Faso qu’à la Chine".

"Aujourd’hui, l’évolution du monde, les défis socio-économiques actuels de notre pays et de notre région recommandent que nous reconsidérions notre position", avait déclaré le ministre burkinabè des Affaires étrangères.

Pour le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, la reprise des relations diplomatiques avec la Chine est guidée par la ferme volonté de défendre les intérêts du Burkina Faso et de son peuple dans le concert des nations et de nouer le meilleur partenariat afin de consolider le développement socio-économique du Burkina Faso et de faciliter les projets régionaux.

Pour Elodie Ouédraogo, étudiante en histoire et archéologie, la Chine est une nation courageuse avec une culture très riche. "Nous pensons que les Chinois feront tout pour bien connaître le Burkina Faso à travers les échanges inter-universitaires", a-t-elle dit.

A la faveur de la reprise des relations, la Chine a invité le Burkina Faso à assister au sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine en septembre.

"Nous pensons que ça sera une occasion pour le Burkina Faso d’exposer ses priorités notamment dans les domaines agricoles, énergétiques et sanitaires. Il faut que la Chine investisse dans ces domaines au Burkina Faso", a suggéré Malik Sya, étudiant en fin de formation en allemand.

Au Burkina Faso, plus de 80% de la population active évolue dans le secteur de l’agriculture, alors que le pays est régulièrement frappé par l’insécurité alimentaire, comme cette année où près de 3 millions de personnes sont menacées de famine.

Pour résoudre ce problème, Mathieu Dah, étudiant en sociologie, estime que le Burkina Faso doit chercher à moderniser son agriculture avec l’aide de la Chine. "Il faudra investir dans le domaine de l’aménagement et la recherche dans le secteur de l’agriculture", a-t-il estimé.

Xinhua

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