La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a invité mercredi au cours d’un atelier une trentaine de médias dont l’AIB et la Radio nationale du Burkina, à être ses ambassadeurs au service de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

L’atelier sur le rôle des médias dans la promotion de la paix et de la sécurité, organisé par la CEDEAO, a clos ses portes mercredi à Abuja (Nigeria), après trois jours de travaux avec une trentaine de journalistes dont deux du Burkina Faso.

Ce rendez-vous a été une occasion pour l’institution ouest-africaine de faire connaitre davantage aux Hommes de médias, ses départements et surtout sollicité leur concours pour l’exécution de son projet : « Appui de l’Union européenne au mandat de paix, de sécurité et de stabilité (Projet PSS) ».

« Nous vous savons panafricanistes. Vous faites parties des rares ressources dont la CEDEAO a besoin pour promouvoir la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest », a dit le gestionnaire du Fonds de la CEDEAO pour la paix, Dieudonné Nikièma aux journalistes.

Il a précisé que le projet PSS (2016-2019) veut contribuer à l’instauration de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique de l’Ouest afin d’assurer les conditions de développement.

Crédité d’un budget de 29,33 millions d’Euros dont 2,33 millions d’Euros par la CEDEAO et 27 millions d’Euros par l’Union européenne, le projet PSS vise spécifiquement à aider l’institution sous régionale, à exécuter son mandat en matière de prévention et de résolution des conflits de manière durable, a ajouté M. Nikièma.

Pour atteindre ces objectifs, le Fonds de la CEDEAO pour la paix, grâce au reversement d’un pourcentage des prélèvements communautaires et de l’appui de partenaires techniques et financiers, a ouvert trois guichets, selon Dieudonné Nikièma.

Le premier guichet finance des activités de prévention de conflits, en se basant sur la diplomatie préventive, le système d’alerte précoce et la consolidation de la paix.

Le deuxième guichet s’occupe des missions d’assistance humanitaire, de consolidation de la paix et de reconstruction après les conflits, y compris les processus électoraux, le désarmement, la démobilisation et la réinsertion.
Le troisième guichet concerne l’aide au déploiement d’opérations de gestion des conflits et de soutien à la paix (composantes civiles, policières et militaires).
A propos de l’atelier, notons que les communications ont porté sur les dispositions de prévention des conflits de la CEDEAO, le système d’alerte précoce, le journalisme sensible au conflit, les activités de médiation et de supervisions des élections, le maintien de la paix et de la sécurité régionale et l’assistance humanitaire.

A l’issue des échanges, les journalistes se sont engagés à travailler dans leurs organes pour l’édification d’une société de paix, de sécurité et de stabilité en Afrique de l’Ouest.

Ils ont notamment promis de lutter contre les fake-news (fausses nouvelles) et de mettre l’accent sur les activités de développement et de restauration, tout en tirant la sonnette d’alarme sur les risques d’embrassements.

La représentante de l’Union européenne Stefania Maronne a assuré que son institution est pleinement déterminée à appuyer la CEDEAO pour faire face à la radicalisation incluant le terrorisme, à l’instabilité et à l’insurrection dans le Sahel, à la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée, aux migrations irrégulières et aux changements climatiques qui risquent d’aggraver les conflits agriculteurs-éleveurs.

Agence d’Information du Burkina
Tilado Apollinaire ABGA,
Depuis Abuja (Nigéria)

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