La conférence internationale sur la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) a débuté hier lundi 09 juillet 2018 dans la salle de conférence de Ouaga2000. Une occasion pour le gouvernement burkinabè et les partenaires techniques et financiers de passer en revue tous les secteurs concernés par la mise en œuvre du PNDES et définir des actions pour la suite.

Après deux ans et demi de mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES), l’heure est au bilan d’étape. « Faire le bilan de la mobilisation des ressources par l’établissement de l’état de la mobilisation des financements par axe et par secteur, en mettant en évidence les écarts et recentrage éventuel des besoins ; formuler des recommandations stratégiques et opérationnelles pour une meilleure mobilisation des ressources pour le financement du PNDES », ce sont entre autres les objectifs de la présente conférence internationale.
Dans les engagements pris lors de la conférence de Paris les 7 et 8 décembre 2016, l’Etat devait assurer 63% du coût global du PNDES, soit 9825,2 milliards de F CFA le gap de 5570,2 milliards devant être comblé par des financements sous forme de partenariat public-privé.
Selon la ministre de l’Economie, des finances et du développement, Rosine Coulibaly/Sori, à la fin décembre 2017, le niveau de mobilisation des ressources propres s’élève à 2629,62 milliards de F CFA sur une prévision de annuelle de 3052,5 milliards de F CFA, soit un taux de mobilisation de 86,03%.
Quant à la mobilisation des ressources extérieures, il ressort un taux de confirmation de 90,7%, soit 5053,73 milliards de F CFA pour des besoins estimés à 5570,2 milliards de F CFA. Le bilan à mi-parcours en termes de mobilisation des ressources est donc plus que satisfaisant.
Reste que la mise en œuvre du PNDES s’est opérée au cours des deux dernières années dans un contexte difficile marqué par des attentats, des revendications syndicales sans répit et une mauvaise pluviométrie.
« En dépit de ce contexte national difficile, le bilan de la mise en œuvre du PNDES fait ressortir des progrès appréciables, tant au niveau global que thématique ou sectoriel. Ainsi, d’une manière globale, la mise en œuvre du PNDES en 2017 a permis de renforcer l’accélération du rythme de croissance du PIB réel, qui s’est établi à 6,7% en 2017 contre 5,9% en 2016 et 4% en 2015 », ont rappelé le premier ministre Paul Kaba Thiéba et la ministre de l’Economie et des finances.


Pour plus de détails, Paul Kaba Thiéba a présenté les différentes réalisations dans chaque secteur d’activité. Ainsi, dans le domaine de la transformation de l’économie, l’on note, entre autres, « 11 nouveaux barrages réalisés, 11 réhabilités, 4134 forages neufs, 2050 réhabilités, 235 AEPS en milieu rural ». L’ensemble de ces réalisations ont permis d’atteindre 65,3% en ce qui concerne le taux d’accès à l’eau potable au niveau national. Pour ce qui est du domaine de la réforme des institutions et de la modernisation de l’administration le bilan à mi-parcours du PNDES fait ressortir : « Le renforcement du dispositif de financement de l’économie avec la mise en place d’institution spécialisées de financement de l’économie telle que la caisse de dépôt de consignation, le programme Burkina Startup ; le renforcement de l’indépendance de la justice, le renforcement des moyens juridiques de lutte contre la fraude et la corruption ».
Prenant la parole, le premier vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, Mamady Sanoh a salué les efforts consentis par le gouvernement pour améliorer le climat des affaires. Il s’agit entre autres de la mise en place des agropoles de Bagré, du Sourou et de Samandéni, la création d’une banque agricole et d’un fond de développement agricole, la création de lycées agricoles et de centres d’incubateurs d’entrepreneurs agricoles, la création d’unité de montage de tracteur et de fabrication d’engrais à base de phosphate naturel.

Valoriser le secteur agro-sylvo-pastoral
Les partenaires techniques et financiers ont félicité le gouvernement burkinabè pour les résultats engrangés par le PNDES et apprécié l’initiative de la conférence. « Procéder à une évaluation de ses actions, c’est confronter ses engagements vis-à vis des populations et ceux pris avec ses partenaires » a affirmé Metsi Makhetha, coordinatrice résidente du système des Nations unies et présidente de la Troîka des partenaires techniques et financiers. Pour elle, cet exercice de redevabilité renforce les confiances entre les institutions.

« Accélérer la transformation agro-sylvo-pastorale », c’est sous ce thème que se tient la conférence internationale sur la mise en œuvre du PNDES. Metsi Makhetha tout en saluant la pertinence du thème a rappelé que le secteur agro sylvo pastoral « est au cœur de l’économie du pays et offre des potentialités importantes car il représente 34% du PIB et emploie plus de 80% de la population active ». Or, très curieusement, à Paris comme après, le secteur sylvo-pastoral n’a pas bénéficié des financements espérés, aucun projet n’ayant intéressé les investisseurs. D’où la nécessité de centrer la conférence de Ouaga sur les opportunités qu’offre ce secteur.
La conférence internationale sur la mise en œuvre du PNDES sera marquée par plusieurs communications et les conclusions devront permettre d’améliorer le niveau de mobilisation des ressources pour le financement du développement du Burkina Faso.

M’pempé Bernard Hien

Kaceto.net

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