Débuté le 11 juillet dernier, le forum national de la diaspora burkinabè s’est poursuivi ce jeudi 12 et vendredi 13 juillet 2018, avec la tenue de panels et d’une dialogue direct avec le président du Faso, Roch Kaboré.

« Protection et promotion des burkinabè de l’extérieur », c’est sous ce thème que le premier a réuni les participants organisé à l’occasion du forum national de la diaspora burkinabè. Les échanges portant sur ce thème se sont articulés autour de plusieurs communications. L’une des communications qui porte sur le « cadre juridique et institutionnel de la gestion des burkinabè de l’extérieur », a relevé un certain nombre de dispositions institutionnelles qui ont été prises au niveau international, régional et national afin de préserver les droits des migrants et également ceux de la diaspora. Parmi ces dispositions, il est ressorti, entre autres, « la déclaration universelle des droits de l’homme, la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, le Traité de Lagos, etc. ». Pour que ces textes puissent protéger et favoriser les droits des Burkinabè vivant à l’extérieur, Solange Rita Agneketom/Bogore a suggéré lors de son intervention d’« Établir un recueil des différents textes, disposer d’un document stratégique national de la diaspora, élargir le comité interministériel de gestion et de suivi de la diaspora à d’autres entités et les formaliser par un arrêté ».

Certes, si ces dispositions sont à saluer, selon le ministre de la Fonction publique, du travail et de la Protection sociale, Séni Ouédraogo, il existe des insuffisances auxquelles il faudra remédier.
En effet, dans sa communication axée sur la « valorisation de l’expertise de la diaspora », le ministre a relevé que certains textes freinent cette valorisation, qui constitue pourtant un élément essentiel dans la participation au développement du Burkina grâce à l’apport du savoir-faire de sa diaspora.
Au cours de ce panel, le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR) et l’Organisation internationale pour les Migrants (OIM) ont fait une présentation conjointe sur la « Gestion du retour et réintégration des migrants burkinabè ». A travers leurs propos, il est ressorti qu’il existe deux types de migrants, notamment ceux dont le retour est dit forcé et ceux dont le retour est volontaire. Des difficultés ont été enregistrées lors des échanges entre ces deux institutions et la diaspora Burkinabè. Il s’agit de l’absence de centres d’accueils ainsi que l’insuffisance des moyens techniques et financiers pour le transport des migrants de retour au Burkina Faso. Pour finir, ce panel s’est poursuivi avec le second
thème : « Mobilisation et organisation de la diaspora pour le développement national ».

Ce qui démontre réellement la volonté du gouvernement Burkinabè à impliquer les Burkinabè vivant à l’extérieur dans le développement du pays.
Le forum a poursuivi ses travaux aujourd’hui par une opération de don de sang et surtout le dialogue direct avec le président du Faso, Roch Kaboré, un face à face qui a permis aux Burkinabè de l’extérieur de poser directeur leurs préoccupations et questions au président.
Sécurité dans les pays d’accueil, obtention de documents d’état civils, difficultés à opérer des transferts de fonds dans certains pays, contraintes quant à l’acquisition de biens immobiliers au Burkina, vote de la diaspora en 2020, etc., autan de questions problèmes de logement auxquelles le président a tenté d’apporter des réponses. Il a surtout renouvelé l’engagement pris à divers occasion : en 2020, la diaspora qui attend de pouvoir exprimer sa citoyenneté va enfin voter. Applaudissements dans la salle. Pour ce faire, les textes sur les réformes électorales seront introduits bientôt à l’Assemblée nationale pour discussion et adoption.


Ce soir, le président offre un dîner à ses compatriotes vivant à l’étranger et ce sera aussi l’occasion de remettre des distinctions aux "Etalons de la diaspora".
Au nombre de cinq, ils ont pour nom Paté OUEDRAOGO, « l’habilleur des
présidents » bien connu sous le nom Pathé’O et résidant en Côte d’Ivoire, Diébédo Francis KERE, architecte burkinabè de renom résidant en Allemagne, Lassina ZERBO, géophysicien, Secrétaire exécutif de l’Organisation du traité d’interdiction complet des essais nucléaires (OTICE) depuis 2013, Fatimata Loumé DIALLO, agent d’aide socio-économique du Gouvernement du Québec et Bertrand Traoré, footballeur international évoluant à Lyon en première division française.
Demain, il est prévu une visite à Bagrépôle.

Saaniayouor Levis KPODA (Stagiaire)
Kaceto.net

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