Les partis membres de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) étaient ce jeudi 02 août face à la presse au siège national du MPP pour se prononcer sur le vote de la nouvelle loi portant code électoral et répondre à la polémique qu’elle suscite

Selon l’APMP, avant l’avènement au pouvoir actuel, c’est l’opposition elle-même qui demandait que la carte consulaire ne soit pas prise en compte pour les votes, estimant qu’elle n’était pas un document légal pour s’inscrire sur la liste électorale. « Mais aujourd’hui pour des raisons que nous ne comprenons toujours pas, cette même opposition veut que cette carte soit acceptée ». Pour le président de l’APMP, François Tambi Kabore, l’adoption de ce nouveau code est une réelle victoire pour le renforcement de la démocratie au BF. « Après une dizaine d’années d’attente, les Burkinabè résidant à extérieur vont enfin pouvoir voter en 2020 », a t-il déclaré.
Le président du PAREN, Michel Bere estime pour sa part que pour cette première expérience, il est tout à fait normal qu’il y ait des imperfections. Il appelle l’opposition à rejoindre la majorité pour ensemble unir les efforts afin que les votes se passent dans de bonnes conditions.
En ce qui concerne le choix des ambassades et des consulats comme bureaux de vote et les inquiétudes exprimées par l’opposition quant à leur capacités à contenir tous les votants, le président du PAREN a confié que le choix répond à des raisons de sécurité et de coût.
Pour le président de l’APMP, cette loi innove en plusieurs points dont les principaux sont la constitution et la révision du fichier électoral qui peuvent désormais se faire en réalisant des économies substantielles de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards. Une prouesse selon lui rendue possible grâce à la mutualisation des moyens de la CENI et de l’ONI qui permettra à la CENI d’avoir un dispositif biométrique propre.
Le nouveau code électoral a fait l’option de retenir la CNIB ou le passeport national en cours de validité comme documents officiels pour s’enrôler sur le fichier électoral et pour voter. Prenant la parole, le ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo a précisé que la carte consulaire a été conçue pour permettre à nos concitoyens à l’étranger de se faire identifier, de circuler normalement, mais qu’on pouvait la faire avec un simple acte de naissance sans avoir besoin d’un certificat de nationalité.
"La carte consulaire est valable pour répondre à des besoins bien précis, mais si on veut étendre son utilisation et faire en sorte qu’elle puisse octroyer la même possibilité qu’une carte nationale d’identité, comme s’inscrire sur la liste électorale, cela va poser des problèmes " a t-il analysé.

Frédéric Tianhoun
Kaceto.net

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