Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) avec à sa tête le président par intérim, Simon Compaoré, a animé une conférence de presse ce matin 7 août au siège du parti. Un rendez-vous avec les journalistes qui a été essentiellement consacré au nouveau code électoral adopté 30 juillet dernier à l’assemblée nationale.

Au cours de sa dernière conférence de presse qu’elle a animée le 31 juillet dernier au siège du CFOP, l’opposition avait annoncé qu’elle allait entreprendre des actions fortes pour barrer le chemin à la nouvelle loi portant code électoral adoptée le 30 juillet. « Ce sont des propos qui ont été dits pour se faire peur », commente ironique, Simon Compaoré , avant de poursuivre : "Rassurez-vous, cette loi qui a été votée et qui a suivi toutes les procédures nécessaires pour aboutir à l’acte, sera mise en œuvre et va s’appliquer bien à l’opposition qu’à la majorité, aux Burkinabè de l’intérieur qu’aux Burkinabè de l’extérieur ». Le président par intérim du MPP a même lancé un avertissement aux opposants à la nouvelle loi : « Si c’est pour faire la pagaille, nous n’aimons pas la pagaille ; je crois que le peuple ne veut pas la pagaille ; donc, si y a la pagaille on avisera. Ceux qui parlent et qui disent qu’ils ne sont pas contents, c’est de leur droit. (…) Ils savent que nous ne sommes pas venus au pouvoir de façon maladroite. Nous avons battu campagne, nous nous sommes frottés sur le terrain et le terrain a parlé. En tout cas, je ne sais pas à quoi ils font allusion en disant qu’ils prendront des mesures mais nous, nous sommes avant tout des républicains, des démocrates qui respectent leurs signatures".
A l’endroit du chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré et ses camarades, les dirigeants du MPP pensent que "cette loi est une victoire de la démocratie ; elle représente un grand bond en avant effectué en matière de droit de vote de l’ensemble de nos compatriotes ». Simon Compaoré rappelle que le nouveau texte électoral est une promesse de campagne faite par l’actuel président du Faso, qui doit être félicité "car c’est un gentleman qui tient sa parole" et qui permet aux Burkinabè de l’extérieur d’exercer enfin leur droit de citoyen en matière électorale.
Simon Compaoré ne comprend d’ailleurs pas pourquoi Zéphirin Diabré peut aujourd’hui remettre en cause cette nouvelle loi, alors "qu’il défendait il y a juste quelques mois la nécessité d’aller au vote avec un document unique, en l’occurrence, la carte nationale d’identité burkinabè".
La nouvelle loi a retenu la carte nationale d’identité et le passeport-mais pas la carte consulaire- comme documents de vote pour le référendum de 2019 et la présidentielle de 2020. L’adoption de la loi suscite bien des polémiques, certains y voient la volonté du pouvoir d’exclure des milliers de Burkinabè de l’extérieur du scrutin. Une accusation que rejette en bloc le pouvoir en place qui explique qu’il s’agit de traiter les Burkinabè sur le même pied d’égalité en instaurant la carte nationale d’identité et le passeport pour tout le monde. Mieux, selon Simon Compaoré "tous les spécialistes en matière de scrutins électoraux s’accordent sur un fait : il faut éviter la démultiplication des pièces éligible pour le vote".

Frédéric Tianhoun
Kaceto.net

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