Le président du Sénat ivoirien, Jeannot Ahoussou-Kouadio, a appelé dimanche à Koumassi, dans le Sud d’Abidjan, à l’ouverture d’un dialogue franc entre les partis du Rhdp, (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), la coalition au pouvoir, après le retrait du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), un grand allié.

« J’appelle à l’ouverture d’un dialogue > franc entre tous les partis membres du Rhdp, un dialogue sincère : oui, rien n’est impossible », a dit M. Ahoussou-Kouadio, lors d’une journée d’hommage au maire de Koumassi, Raymond N’Dohi, à l’espace Inch’Allah.
Pour M. Ahoussou-Kouadio, il urge pour tous ces partis de faire leurs « autocritiques pour ne pas tomber dans le manichéisme des extrêmes », en parlant « autrement pour forger positivement l’opinion des Ivoiriens vers la paix ». Et ce, dans l’optique d’améliorer l’offre politique.
Le Pdci, un grand allié du Rassemblement des républicains (Rdr, le parti du président Alassane Ouattara), réclame une alternance politique à son profit en 2020 au sein du Rhdp, la coalition au pouvoir. Cette vision n’est cependant pas partagée par le parti au pouvoir.
L’ex-parti unique qui a décidé d’examiner son adhésion ou non au Parti unifié Rhdp, formation politique regroupant les membres de la coalition au pouvoir, à son prochain congrès prévu après la présidentielle de 2020, s’est retiré début août de la coalition présidentielle.
« Je respecte les positions de certains de mes frères de mon parti et des autres partis qui appelle incessamment à une séparation de 13 ans de mariage,séparation sans préavis, je dis non, regardons ce que nous pouvons encore reprendre » ensemble, a-t-il lancé.
Il a en outre invité « les dirigeants des partis politiques qui se réclament de la philosophie de Houphouët-Boigny au sursaut et à plus de patriotisme pour penser collectif (…) afin de ne pas laisser détruire tant d’années de sacrifices consacrées pour construire la paix et la réconciliation nationale ».
Le Patron du Sénat ivoirien, cadre du Pdci, a laissé croire que « le président Henri Konan Bédié (leader du Pdci) et Alassane Ouattara, issus de la même école politique, celle de Félix Houphouët-Boigny, l’école des bâtisseurs des Nations, ne peuvent en aucune manière écrire l’histoire en l’envers ».
« Quel que soit ce qui semble les opposer aujourd’hui, nous avons le devoir de les aider, de les accompagner pour préserver l’entente et la concorde entre eux » car ces « deux co-pilotes du navire Ivoire, à travers le Rhdp ont permis le retour de la Côte d’Ivoire sur le chemin du développement », a-t-il poursuivi.
Le Pdci et ses alliés du Rhdp se sont engagés séparément dans la course aux prochaines élections municipales et régionales prévues le 13 octobre 2018. Ce qui semble afficher une certaine rupture entre l’ex-parti unique et la coalition présidentielle.
Candidat à la mairie de Koumassi pour le compte du Pdci, le premier magistrat de la cité et sénateur du District d’Abidjan, Raymond N’Dohi, est titillé par le Parti unifié Rhdp. Il a assuré qu’il ne bougera pas, après 17 ans à la tête de la commune, promettant laisser « un développement de distinction ».
« Je reste à la barre avec vous », a-t-il lancé aux populations, se félicitant de ce que leur participation nombreuse à cette journée d’hommage est une « réponse à ceux qui clamaient dans les bureaux feutrés que plus personne n’était derrière N’Dohi, que c’en était fini pour lui et ceux qui maladroitement pour soutenir leurs ambitions disaient que N’Dohi a trop duré, il doit partir ».

Henriette Bédié, l’épouse de l’ex-président ivoirien Henri Konan Bédié, était l’invitée spéciale de cette journée d’hommage au Sénateur-maire, Raymond N’Dohi. Cette présence sonne comme un soutien de la tête du Pdci au premier magistrat de la commune de Koumassi.

APA

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