Ce matin du 11 septembre 2018, la direction de la Banque commerciale du Burkina (BCB) ainsi que tout le personnel au grand complet ont déserté leurs bureaux pour mener une activité « civique », en l’occurrence, une opération de don de sang. Objectif mobiliser 50 poches de sang pour sauver des vies.

Il est 09 heures dans la cour de la Banque commerciale du Burkina (BCB). En costume cravate pour les hommes, souliers bien cirés, tailleur pour les dames, les banquiers de la BCB envahissent la cour du Centre de transfusion sanguine. On leur donne les dernières consignes et les informations utiles pour cette opération. Mesure du poids des volontaires, puis ils s’installent à tour de rôle sur le canapé pour "la récolte du liquide précieux qui servira à sauver des vies", selon le mot du directeur général de la banque, Khalid Miselatti. Il explique qu’il y a un manque de sang durant la période actuelle et c’est ce qui justifie leur décision d’organiser cette opération de collecte de sang en partenariat avec l’Association SOS Sang. « Nous avons mobilisé le personnel et même les clients de la banque pour qu’ensemble, on puisse faire face à ce manque de sang en donnant le nôtre", a-t-il indiqué. Irmeya Ouédraogo, responsable commercial de la banque abonde dans le même sens : "C’est dans le cadre de notre responsabilité sociale que nous n’avons pas hésité à faire ce geste-là. On attend plus d’une cinquantaine de personne et nous comptons aussi sur nos clients. Nous ne sommes pas à notre première activité et à chaque fois, ça a été un succès ».


Vu la mobilisation du personnel de la BCB, le responsable de l’association SOS Sang, Jean-Bosco Zoundi dit être content de l’importance que les banquiers accordent à cette activité en partenariat avec son association. D’autant plus qu’à l’heure actuelle, le Centre national de transfusion sanguine a besoin de « 300 à 350 poches par jour alors que les donneurs bénévoles ne dépassent pas 40 à 45 personnes par jour, ce qui est insuffisant. "Nous encourageons les gens à se mobiliser afin qu’on puisse avoir ce liquide précieux et sauver des vies", a t-il lancé, nul n’étant à l’abri du besoin de sang. "Tu peux être en bonne santé aujourd’hui et demain être demandeur de sang" a t-il ajouté. En plus de Ouagadougou, d’autres villes viennent s’y approvisionner,d’où la nécessité que la centre de transfusion dispose en permanence de stocks de sang pour faire face à la demande.

Frédéric Tianhoun
Kaceto.net

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