A l’initiative de la chefferie coutumière, les forces vives de la province du Gulmu ont battu le pavé, ce jeudi à Fada N’Gourma, pour témoigner leur soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS), a constaté l’AIB.

Ils étaient des centaines de manifestants à parcourir les principales artères de la ville de Fada N’Gourma, 1er novembre 2018, pour traduire leur soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS).

Les marcheurs avaient, en tête du peloton, la chefferie coutumière, initiatrice de la marche et les autorités communales et régionales.

Sur les banderoles brandies par les marcheurs l’on pouvait lire, entre autres, « Le Gulmu dit non au terrorisme, non à la barbarie, non à la violence », « tous avec le Numbado, soutenons nos FDS », « Paix au Gulmu et dans tout le Burkina Faso ».

Après quelques minutes de marche, la longue file des manifestants est revenue à la place des martyrs d’où elle est partie. Précédée de l’hymne national, repris en chœur par les manifestants, la remise du message des populations du Gulmu aux FDS a été le dernier acte de la marche.

Lu par le ministre des rites religieux de sa Majesté Kupiendieli, Madali, ce message écrit appel à l’union sacrée des fils et des filles du Gulmu et à la solidarité avec les FDS.

« Sous l’initiative de sa Majesté Kupiendieli, les populations de la région de l’Est apportent leur soutien indéfectible à nos FDS qui luttent nuit et jour au péril de leur vie contre les forces du mal qui tentent de déstabiliser notre pays. Nous n’avons rien fait pour mériter cela », a-t-il dit, en substance.

Le même message met en exergue une population profondément outrée par la fermeture de plus de « 150 classes dans les provinces de la Kompienga, de la Komondjari et du Gourma ».

Face à la nébuleuse, le représentant de sa Majesté, Diebado Naba, s’est montré intraitable : « nous sommes meurtris parce que nos fils sont tombés sous des balles assassines. Nous disons non à l’envahisseur qu’il soit djihadiste, mercenaire ou terroriste ».

Pour le représentant des FDS, le commissaire de police Mamadou Traoré, cette « grande » mobilisation est un geste fort de la part des populations.

« Cela prouve que nous ne sommes pas orphelins. Pour notre part, nous sommes prêts à mourir sur le champ de bataille pour que cette région retrouve la paix », a-t-il lâché.

Agence d’information du Burkina

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