Les travaux de la deuxième session du Conseil d’administration du secteur ministériel de l’année 2018 se sont déroulés lundi 03 décembre à Ouagadougou dans les locaux de la direction générale des douanes. Les participants devaient plancher sur les financements innovants et anticiper les actions pour 2019

« Les financements innovants comme alternative au financement des politiques de développement », c’est sous ce thème que va s’est tenue la deuxième session du Conseil d’administration du secteur ministériel du secteur ministériel de l’année 2018 du du ministère de l’Economie, des finances et du développement.
Selon Edith Clémence Yaka, déléguée chargée du Budget au MINEFID, l’expression
« financements innovants » traduit un ensemble diversifié de pratiques et de mécanismes financiers visant à récolter des ressources en complément de l’aide en faveur du développement et à optimiser leur impact. Cette session sera l’occasion pour nous administrateurs d’explorer les voies et moyens de mobilisation de ces financements innovants afin de poursuivre plus aisément la mise en œuvre des investissements prévus dans le PNDES pour le bonheur de nos populations », a-t-elle indiqué.
Pour Sane/Longo Aissata, directrice générale des études et des statistiques, le thème de la session va permettre aux participants de réfléchir et proposer des recommandations pour permettre l’opérationnalisation d’un certain nombre de financement innovants. « Comme vous le savez, l’une des attributions majeurs du MINEFID est de mobiliser suffisamment de ressources pour la mise en œuvre des stratégies de développement. Aujourd’hui, tous les domaines de développement sont prioritaires dans notre pays de telle sorte qu’il faut engager des actions dans tous ces domaines et cela nécessite d’importantes ressources difficiles à couvrir par les sources de financement traditionnels. C’est pourquoi, il faut réfléchir sur des alternatives pour mobiliser suffisamment de ressources et les financements innovants se présentent comme une solution », a-t-elle déclaré.

Le CASEM offre aussi l’occasion de faire le bilan des actions menées au cours de l’année et de définir les perspectives pour l’année à venir. Les participants devaient se prononcer sur les rapports d’activités au 30 novembre 2018 du département ainsi que le programme d’activités de l’année 2019.
Faisant justement le bilan de l’année qui s’achève dans quelques semaines, la directrice générale des études et des statistique a cité un certain nombre de réformes réalisées dont entres :
*l’adoption de la loi sur le pilotage et la gestion du développement par l’Assemblée Nationale le 27 Juillet 2018 qui vise à asseoir une architecture cohérente du système national de planification en vue d’assurer un meilleur impact de la mise en œuvre des politiques publiques ;
* l’adoption de la loi d’orientation sur l’aménagement et le développement durable du territoire par l’Assemblée nationale le 28 mai 2018 dont la mise en œuvre devrait permettre d’assurer l’efficacité économique et la protection de l’environnement dans le respect des politiques communautaires d’aménagement du territoire ;
*l’adoption de la nouvelle réglementation générale des projets et programmes de développement qui rattache désormais les projets au programme budgétaire afin de rationaliser les échanges de fonctionnement ;
* la sélection, la formation et le financement de cinquante start-ups au titre du programme « Burkina start-ups ».
L’année 2019 devrait permettre de consolider les acquis notamment en renforçant les capacités d’analyse et de prévisions économiques et en mettant en cohérence les instruments de gestion du développement tout en renforçant l’appareil statistique national.

Frédéric Tianhoun
Kaceto.net

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