Le président du Faso Roch Kaboré a invité samedi les historiens burkinabè à réécrire l’histoire du Burkina Faso, afin de faciliter son appropriation par les jeunes.

« Je crois que la réécriture et l’enseignement de cette histoire par nous-mêmes et son appropriation est un élément fondamental de la prise de conscience que nous appartenons à un même Etat, que nous devons défendre une même Nation » a affirmé le président du Faso Roch Kaboré.

M. Kaboré s’exprimait samedi à l’ouverture d’un colloque sur le centenaire de la création par la France de la colonie de Haute-Volta, rebaptisée ‘’Burkina Faso’’ (Pays des Hommes intègres) en 1984, par le président Thomas Sankara.

« Ce colloque va nous permettre de nous approprier notre histoire parce qu’il n’y a pas d’avenir pour un pays si cet avenir n’est fondé sur son histoire et les leçons à tirer de cette histoire », a soutenu le chef de l’Etat.

Il a invité les scientifiques et les historiens burkinabè à reconstituer l’histoire du Burkina Faso pour qu’au bout de cette année, il y ait de quoi à enseigner aux jeunes et enfants dans le cadre de la meilleure connaissance de leur pays.
Selon le ministre en charge de l’Administration territoriale Siméon Sawadogo, le gouvernement attache du prix à ce colloque en ce sens que « la connaissance historique est essentielle à la fois pour le peuple, pour sa jeunesse en particulier et pour ses dirigeants ».

« Elle les éclaire d’un jour nouveau et leur permet d’assurer leur destin, d’éveiller et de motiver la conscience collective » a-t-il affirmé.

De l’avis de Siméon Sawadogo, cette commémoration du centenaire de la création de la Haute-Volta est organisée pour rappeler notre mémoire collective, pour la conforter et pour exalter la conscience nationale.

« Nous avons des valeurs culturelles à défendre pour réaliser une unité nationale et promouvoir la prospérité du Burkina Faso dans le concert des nations » a-t-il déclaré.

Le président de la commission colloque et conférence Pr Magloire Somé, a expliqué que le colloque mobilise 37 communicateurs venant de six pays que sont la Côte d’Ivoire, la France, le Mali, le Canada, les Etats-Unis et le Burkina Faso qui compte 23 communicateurs.

Il porte sur quatre axes dont le premier est « l’évolution de la politique coloniale de la France de la fin du 19ème siècle à 1919 » et le deuxième est « la gouvernance administrative de la France en Haute-Volta de 1919 à 1932 puis de la Haute Côte d’Ivoire de 1933 à 1947 ».

Le troisième axe lui porte sur « l’exploitation économique et l’héritage colonial sur le plan social et la culture matérielle de 1919 à 1947 » et le dernier axe a trait à « l’émergence d’une élite africaine porteuse d’une modernité certes mais promotrice de la culture africaine à travers la littérature et médiatrice dans la construction du savoir technologique dans l’entre-deux guerres ».
« A l’issue de ce colloque, nous envisageons la publication de ses actes. Le comité scientifique se réunira bientôt à ce sujet et se fera appuyer par une équipe d’évaluateur de la qualité des textes avant publication » a déclaré le Pr Magloire Somé.
Le colloque se déroule à l’université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-ZERBO.

Pour le président dudit université, le Pr Rabiou Cissé, la tenue du colloque dans ce temple du savoir, confirme le rôle et la place de ladite université dans le développement socio-économique du Burkina Faso.

« L’Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-ZERBO, mère des universités au Burkina Faso, demeure le premier creuset qui alimente le monde du travail de cadres compétents et avisés dans notre pays et partout ailleurs » a-t-il affirmé.

La conférence inaugurale du colloque a été donné par le Pr Domba Jean Marc Palm sous le thème « 1919-2019 : Centenaire de la création du territoire de la Haute-Volta, quel legs à la jeunesse ? ».

On retient de cette conférence que la Haute-Volta a été créé « parce qu’il y a eu en 1915-1916, une insurrection populaire dans la région de la Boucle de la Volta noire et qui a emmené les Français à se rendre compte que le territoire du Haut Sénégal-Niger était extrêmement immense et qu’ils ne pouvaient pas contrôler tout ce territoire ».

Ce colloque international qui s’ouvre aujourd’hui va s’étendre sur quatre jours.
Il est la première d’une série de manifestation qui se décline en conférences dans toutes les régions du Burkina Faso, en activités culturelles, sportives et autres.

AIB

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