Hier 29 avril 2019, s’est tenu à Ouagadougou la première session annuelle 2019 du comité technique national du Plan national de développement économique et social (PNDES). Une rencontre qui a réuni l’ensembles des secrétaires généraux des différents ministères, des représentants du secteur privé, etc., et qui s’inscrit dans le cadre du processus de suivi de PNDES.

Apprécier les performances réalisées au cours de l’année 2018 dans la mise en œuvre du PNDES, proposer des sujets d’intérêt à soumettre à l’ordre du jour de la prochaine session du comité national de pilotage du PNDES, en vue de relever les défis qui seront identifiés, c’est entre autres, des points qui étaient débattus hier 29 avril par tous ceux qui sont impliqués dans l’évaluation de la mise en oeuvre du du référentiel burkinabè en matière de développement économique et social.
Selon le président du comité technique national du Plan national de développement économique et social (PNDES) Bamory Ouattara, depuis son adoption, le PNDES se met en œuvre dans un contexte sécuritaire très difficile et un front social agité par des revendications salariales particulièrement nombreuses. Malgré ce contexte, dit-il, les performances enregistrées en 2018 au plan économique et au plan de la conduite des politiques publiques sont appréciables. « Le taux de croissance du PIB réel est ressorti à 6,6%, en améliorant de 0,3 point de pourcentage par rapport à son niveau de 2017. Cela signifie que la reprise de l’activité économique amorcée depuis 2016 se
poursuit », a-t-il confié. Cette croissance a été impulsée, d’après lui, par le regain d’activités dans le secteur primaire qui a su tirer de la bonne campagne agricole 2018-2019 ainsi que par le dynamisme des secteurs secondaires et tertiaires.
Les résultats enregistrés ne se situent pas qu’au niveau macroéconomique car axe, ils se résument comme suit :
Au titre de la réforme des institutions et de la modernisation de l’administration (axe 1), les principaux résultats obtenus ont concerné notamment le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, à travers l’augmentation des effectifs et des moyens des différentes forces permettant d’améliorer considérablement la densité en personnel de sécurité ainsi que le maillage du territoire en service de sécurité opérationnels. Les résultats ont aussi concerné l’amélioration du service et de la justice avec son renforcement en personnel judiciaire, en auxiliaires ainsi qu’en spécialistes des droits humains et le renforcement de son accessibilité financière aux personnes vulnérables, notamment les femmes".
Dans le domaine du développement du capital humain (axe2), a poursuivi Bamory, la poursuite de la politique de gratuité des soins au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans a permis de lever la barrière économique de l’accès aux soins de qualité en offrant 17 861 499 actes de soins gratuits à des patients concernés par cette politique pour un coût global de 31,7 milliards de F CFA.
« Au niveau de l’éducation, les efforts d’amélioration de l’offre et de la qualité de l’enseignement ont été poursuivis avec la réalisation d’infrastructures dans tous les ordres d’enseignement et la facilitation des conditions d’apprentissage matérialisées, notamment par l’amélioration de l’accès des élèves et des apprenants aux bourses et à la cantine scolaire.
Concernant l’eau potable, des acquis relativement importants ont été réalisés en matière d’accès des populations rurales à des sources d’eau potable, de réalisation de système d’adductions d’eau potable simplifiés (AEPS), de points d’eau autonomes, de nouveaux forages équipés, de pompes à motricité humaine et de réhabilitations d’infrastructures d’eau et d’assainissement, etc., » a-t-il dit
S’agissant, de la dynamique des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois (axe 3), les acquis majeurs enregistrés en 2018 portent notamment sur l’amélioration du taux de couverture céréalier imputable au rebond de la production céréalière de 27,5%, l’accroissement continue de la quantité produite de poisson, l’amélioration du taux de couverture des besoins alimentaires du cheptel, le désenclavement interne et externe du pays avec un accroissement significatif de la proportion de pistes rurales aménagées, etc.
En dépit de ces nombreux acquis, d’immenses défis restent à relever dans la mise en œuvre du PNDES, selon Bamory Ouattara. « L’amélioration du cadre macroéconomique en vue d’un financement adéquat des investissements structurants et la coordination des appuis pour la mise en place des projets d’investissement structurant qui nous tiennent à cœur », a-t-il énuméré. Il a souhaité que la présente pré-revue contribue à décliner des orientations claires en vue de relever ces défis et améliorer la mise en œuvre du Plan

Frédéric Tianhoun
Kaceto.net

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