Le Mouvement des Patriotes pour la Cohésion Nationale (MPCN) répond à la tribune de Bassolma Bazié (http://kaceto.net/spip.php?article6791) et appelle "le gouvernement et le mouvement syndical à un compromis des braves pour sauver le Burkina Faso"

Mouvement des patriotes pour la cohésion nationale sur la tribune de Bassolma Bazié intitulé les bavures législatives.

Dans sa tribune publiée le 1er juillet 2019, Bassolma Bazié fait la satire de la gouvernance actuelle du pays. Il a axé ses récriminations austères sur les « écarts de conduite du législateur dans le vote des lois », la « répression de l’autorité contre le syndicat de la police APN et le « mépris du gouvernement vis à vis du SYNACSAB ».
Et il conclut son réquisitoire par une mise en garde voilée à l’endroit du gouvernement sur une récidive du 3 janvier 1966.
La liberté d’expression étant le socle d’une démocratie en construction comme la nôtre, nous prenons acte que Bassolma Bazié ait pu disposer de ce droit pour exprimer sa vision. Nous souhaitons tout aussi bénéficier de ce droit pour jeter un regard critique sur cette dernière sortie de Bassolma Bazié.
Le Burkina Faso est engagé aujourd’hui en guerre contre le terrorisme. Cette guerre tragique que nous imposent les forces du mal est la cause de plusieurs centaines de morts Burkinabè avec son corollaire de milliers de déplacés et des affrontements communautaires. Cette situation nouvelle pour le Burkina Faso requiert des comportements nouveaux adaptés dans la lutte contre cette gangrène. Le nouveau code pénal querellé devrait être inscrit dans cette dynamique. À notre sens, l’esprit de ce code est de contribuer à protéger le mieux possible la vie des FDS sur les champs de difficiles batailles contre les terroristes. L’information en tant de guerre est une denrée capitale qui se doit d’être observée afin d’éviter que l’ennemi l’utilise pour endeuiller davantage le pays.
Certes, il est un droit constitutionnel pour le citoyen Burkinabè d’exprimer son mecontentement sur des actes de gouvernance posés par l’autorité. Cependant, vu le contexte actuel que connait le pays, ce droit constitutionnel ne doit pas être utilisé pour préparer l’Apocalypse. Le Burkina Faso travaille difficilement pour se sortir du chaos qu’a été la récente transition politique. Si nous devions encore créer les situations de crises tumultueuses, il va s’en dire que notre bien commun le Burkina Faso risque de voler en éclat. Le Burkina Faso n’étant pas un pays entièrement à part, nous risquons de connaître en pire ce que des pays comme la Somalie et le Liberia ont vécu à un moment donné.
L’option de la rue pour régler les désaccords dans le cadre de la démocratie n’est pas toujours la bonne. Il suffit de se référer sur le cas du Soudan actuellement. Quelque soit les guerres profondes qu’à connu l’humanité, les accords de fin de crises les plus utiles ont toujours fini par se trouver autour d’une table de dialogue. Exact qu’il appartient aux gouvernants de créer les conditions d’un dialogue fécond, mais il appartient tout aussi aux partenaires sociaux de mettre un peu d’eau dans leur vin afin d’éviter que le pays s’écroule.
La lutte pour le pain et la liberté ne peut prospérer que dans un environnement où existe un minimum de tranquillité et de respect des droits humains. Dans un environnement de guerre où les armes résonnent, la lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail ne peuvent pas être au centre d’un combat puisque ce sera le sauve qui peut.
Notre pays, le Burkina Faso, est menacé par une invasion terroriste. Notre leitmotiv doit être de sauver la Patrie dans l’unité d’action et non en nous battant sous la pluie pendant qu’elle le fait déjà.
L’appel ici est d’appeler le gouvernement et le mouvement syndical à un compromis des braves pour sauver le Burkina Faso sinon nous risquons fort malheureusement de tous périr.
« Avec le dialogue, nous déplacerons des montagnes et briserons des mythes ».
Pour le Mouvement des Patriotes pour la Cohésion Nationale (MPCN)

Christophe Ouedraogo
(Porte Parole)

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