Les militaires et policiers radiés, à la suite des violentes mutineries de 2011, ont affiché mardi, leur mécontentement à propos de l’aide financière proposée par le gouvernement pour leur réinsertion sociale, en lieu et place de leur réintégration dans les rangs de l’administration publique, proposée par le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN).

« Si l’institution (HCRUN, ndlr) va continuer à fonctionner sans produire des résultats concrets tout en utilisant les moyens financiers du contribuable, qu’on la dissolve ! », a lancé mardi, l’un des porte-paroles des policiers et militaires radiés, Junior Bahoro, lors d’une conférence de presse.

M. Bahoro dont les propos ont été rapportés par le site Lefaso.net, a rejeté les propositions gouvernementales d’octroi d’aides financières destinées à la réinsertion sociale de ses frères d’armes.

« Nous voulons un travail qui va nous permettre d’avoir un revenu mensuel. Un emploi décent pour subvenir aux besoins de la famille, mais pas une aide sociale », a indiqué Junior Bahoro, cité par Burkina24.com.

A la suite des violentes mutineries qui ont secoué le Burkina Faso au premier semestre de 2011, quelques 633 militaires et 136 policiers, accusés entre autres, d’insubordination, de vols, de pillages et de viols, ont été remerciés.

Après des années de négociations, le gouvernement a décidé le 3 juillet 2019, de mettre en œuvre les propositions du HCRUN, centrées sur le reversement des militaires et la réintégration des policiers dans l’administration (sauf dans la Sécurité et la Défense) et une aide financière à la réinsertion sociale pour ceux qui ne souhaiteraient plus servir dans l’administration.

Par la suite, le gouvernement a finalement opté d’accorder une aide financière comprise entre 1,5 et 3,5 millions de FCFA, à l’ensemble des policiers et des militaires.

Selon Junior Bahoro, « ce revirement du gouvernement », est contraire aux solutions arrêtées par le HCRUN.

Il a invité « le gouvernement à revoir la proposition pour leur permettre d’avoir un travail, afin de bénéficier à chaque fin du mois, d’un salaire pour leur permettre de vivre car les sommes proposées peuvent conduire aux suicides pour quelqu’un qui est sevré depuis 2011 ».

« On veut recruter 500 militaires pourtant vous avez 633 militaires et 136 policiers qui sont dans la rue. Tout le monde veut défendre le pays », a estimé Junior Bahoro.

M. Bahoro fait allusion au recrutement exceptionnel de 500 militaires, lancé le 26 août dernier, dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques terroristes.

Agence d’information du Burkina

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