Chaque année, le 16 septembre, la communauté internationale célèbre la journée internationale de protection de la couche d’ozone. Cette célébration commémore les efforts et actions mis en œuvre par la communauté internationale depuis le 16 septembre 1987, pour la restauration et la protection de la couche d’ozone à travers le Protocole de Montréal, relatif à la gestion des substances qui appauvrissent la couche d’ozone (SAO).

« Trente deux (32) ans, et en voie de guérison », tel est le thème retenu cette année 2019 à l’occasion de la célébration de la journée internationale de protection de la couche d’ozone.
Il s’agit de célébrer plus de trois décennies d’une coopération internationale fructueuse pour la restauration et la protection de la couche d’ozone et du climat à travers le Protocole de Montréal. En effet, grâce aux efforts combinés de l’ensemble des parties prenantes, à la ratification universelle du Protocole de Montréal, l’élimination et/ou la réduction de substances appauvrissant la couche d’ozone, a permis sa restauration progressive. Ce faisant, une grande quantité de gaz à effet de serre a été éliminé. Ainsi, plus de 135 milliards de tonnes d’équivalent de CO2 ont été éliminés entre 1990 et 2010, contribuant ainsi de façon significative, à l’atténuation des effets des changements climatiques et plusieurs cas de maladies, notamment des cancers de la peau. La célébration de cette année 2019 interpelle tous les acteurs, à non seulement reconnaître et magnifier les résultats atteints, mais également à s’engager davantage individuellement et collectivement, pour la protection de la couche d’ozone et du climat.
Il est à noter cependant, que l’élimination des SAO a favorisé l’introduction d’alternatives aux SAOs, telle que les hydrofluorocarbones (HFCs) à fort pouvoir de réchauffement climatique. D’où l’amendement de Kigali au Protocole de Montréal, qui se donne pour objectif de réduire la production et la consommation des HFCs. Cet amendement, ratifié par le Burkina Faso, est entré en vigueur le 1er janvier 2019. Sa mise en œuvre permettra dans les trente prochaines années, la réduction de plus de 80% des HFCs, évitant ainsi jusqu’à 0,4°C d’augmentation de la température globale de la terre.

La contribution du Burkina à la protection de la couche d’ozone

Au Burkina Faso, les actions menées ont contribué à l’élimination des Chlorofluorocarbones (CFC), jadis utilisés dans le domaine du froid et de la climatisation. Ces substances ont un fort potentiel de destruction de la couche d’ozone, et pour certains, un pouvoir de réchauffement global très élevé. Actuellement, le plan de gestion de l’élimination des hydrochlorofluorocarbones (HCFC) est en cours, avec l’élimination progressive du HCFC 22 (R22), largement utilisé dans notre pays dans la climatisation individuelle. Avec l’entrée en vigueur de l’amendement de Kigali au Protocole de Montréal, il s’agira de réduire la consommation des HFCs. Ces HFCs sont largement utilisés dans notre pays comme réfrigérant dans la climatisation et le froid, mais aussi pour certains dans la lutte contre les incendies. L’ensemble de ces actions importantes pour la protection et la restauration de la couche d’ozone et du climat, commande l’utilisation de réfrigérants ou fluide frigorigène ayant un potentiel de destruction de la couche d’ozone négligeable et un pouvoir de réchauffement climatique faible, voire nul. Il s’agit pour notre pays, de contribuer au renforcement des capacités des acteurs du froid et de la climatisation, des douaniers, des services en charge de l’importation et de la commande publique, de sensibiliser la population sur l’adoption de bonnes pratiques en matière de gestion de ces substances.
Tous responsables pour sauver la couche d’ozone
A l’occasion de la célébration de la journée internationale de protection de la couche d’ozone, le gouvernement burkinabè, une fois de plus interpelle l’ensemble des acteurs : les importateurs, les techniciens et ingénieurs travaillant dans le domaine du froid et de la climatisation, la lutte contre les incendies et les utilisateurs, à faire recours impérativement au Bureau national ozone (BNO) afin que par la conjugaison des précautions le Burkina Faso s’illustre positivement dans la protection de la couche d’ozone.


Ce faisant, avant d’acheter un fluide frigorigène ou de faire intervenir un technicien sur son équipement de froid et/ou de climatisation, il faut :
-  se rassurer que le vendeur et/ou l’importateur est connu par le Bureau National ozone, et qu’il dispose des documents nécessaires pour l’importation et la commercialisation de ces produits au Burkina Faso. L’autorisation spéciale d’importation et délivrée par le guichet unique du commerce et des investissements après avis du Bureau national ozone. La quantité de chaque substance entrant dans le pays doit être connu, afin de s’assurer du respect des quotas par le pays ;
-  faire vérifier la qualité par le Bureau National ozone avant d’utiliser les réfrigérants ou de faire utiliser. En effet, certains produits sur le marché sont de mauvaise qualité et peuvent endommager vos équipements, et aussi contribuer à la destruction de la couche d’ozone et du climat ;
-  se rassurer que les acteurs qui interviennent sur vos appareils et équipements de froid et de la climatisation sont connus par le Bureau national ozone. Cette structure sensibilise et facilite la formation de ces acteurs à l’adoption de bonnes pratiques en matière de gestion de ces substances ;
-  demander conseil au Bureau National Ozone avant d’acheter vos équipements. De plus en plus, certains équipements ont une très bonne efficacité énergétique, combinée à l’utilisation de réfrigérants ne détruisant pas la couche d’ozone et n’ayant pas un fort pouvoir de réchauffement global (PRG). De plus, d’ici quelques années, certaines substances (le R22 notamment) seront interdites, et il est préférable de pas acheter des équipements fonctionnant avec ces substances.
Le rayonnement ultraviolet (UV) est l’une des principales composantes de l’énergie solaire transmise à la Terre. Ce rayonnement, nécessaire en quantités modérées, peut, en quantités excessives, entrainer de graves problèmes pour l’homme et pour la biosphère en général. Les UVB sont en particulier cancérigènes. L’ozone présent dans la stratosphère (la couche d’ozone) atténue la quantité de rayonnement qui atteint la surface de la Terre. Cela préserve ainsi la vie sur terre, d’où l’importance de la préservation et de la protection de la couche d’ozone.

Ministère de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique

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