Tombé en disgrâce et évincé de son poste de tout-puissant chef de cabinet d’Ali Bongo, Brice Laccruche Alihanga n’aura passé que 25 jours dans son nouveau fauteuil ministériel fantoche de Chargé du Suivi de la stratégie des investissements humains et des Objectifs de développement durable. Il a été interpellé, mardi 3 décembre, dans la matinée, après un énième remaniement. Celui du 2 décembre qui lui a coûté son portefeuille ministériel et maintenant sa liberté.

Le Franco-gabonais de 39 ans est tombé, en compagnie de Tony Ondo Mba, ex-ministre de l’Energie, et Noël Mboumba, ex-ministre du Pétrole, considérés comme ses proches et limogés comme lui, dans le cadre d’une enquête anticorruption, à la suite d’une plainte de l’Agence judiciaire du Trésor.

« Les trois hommes ont été abondamment cités par des personnes actuellement en détention dans des faits de détournements de deniers publics, de concussion et de blanchiment de capitaux », rapporte le fraîchement nommé procureur de la République, André Patrick Roponat.

L’ancien homme fort du Gabon aura surtout, de l’avis de nombreux observateurs, commis l’impardonnable impair de mener une « tournée républicaine », durant la convalescence d’Ali Bongo, à la suite d’un accident vasculaire cérébral. Il est aussi soupçonné d’avoir noyauté le pouvoir en attribuant des postes clés de l’appareil d’Etat à ses proches.

ECOFIN

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