Ils sont des milliers à être déployés en différents endroits du territoire pour défendre l’intégrité territoriale du Burkina Faso et sécuriser les populations. En cette fin d’année, la menace terroriste est particulièrement intense. Voulant être sous les feux de la rampe, les groupes terroristes cherchent à faire le maximum de victimes. Du 24 au 26 décembre, ils se sont signalés à Arbinda, Pensa, Halale. A Arbinda, la résistance a été farouche. Les FDS ont abattu au moins 80 terroristes, récupéré une centaine de motos et de l’armement. Ce qui s’est passé à Arbinda est à ce jour, l’un des assauts les plus significatifs de l’armée burkinabè contre les terroristes depuis 2015. C’est dire que les unités, grâce au minutieux travail du renseignement, gagnent en stratégie, en confiance et en efficacité. Comme cela se constate ces derniers temps sur le terrain, le commandement doit de plus en plus être aux côtés des hommes. Dans cette guerre asymétrique et protéiforme, le contact avec les hommes est déterminant.

Selon certains médias occidentaux, l’attaque contre Arbinda qui a coûté la vie à 07 de nos vaillants combattants, aurait été revendiquée par le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap).

Iswap serait une faction du groupe terroriste nigérian Boko Haram affiliée à l’Etat islamique. Pendant que le détachement militaire essuyait des tirs nourris de plus de 200 terroristes, un autre groupe d’individus armés s’en est pris aux populations civiles, majoritairement des femmes, dont des personnes déplacées qui avaient trouvé refuge à Arbinda. Les mobiles de cette attaque sont pour le moment inconnus.

Mais au moins, certaines pistes orientent déjà les FDS sur l’identité de l’ennemi qui attaque le Burkina Faso. Avec le matériel saisi, les renseignements burkinabè devraient être à mesure de confirmer cette revendication. Ils pourront ipso facto aider les hommes au front à mieux affiner leur stratégie.

Pour le moment, il y a lieu de saluer la bravoure et le patriotisme des hommes d’Arbinda, qui en dépit de l’effectif des terroristes, n’ont pas battu en retraite. Scandant intérieurement « la patrie ou la mort nous vaincrons », ils ont dans une parfaite coordination terrestre et aérienne, pu anéantir 80 terroristes.

C’est une victoire qui vaut son pesant d’or pour le moral des troupes et pour la quiétude des populations même si la guerre est loin d’être gagnée ! Les hommes sur le front ont besoin du soutien de toute la nation. L’acte posé par le commandement militaire dans la nuit du 24 au 25 décembre s’inscrit justement dans cette dynamique.

Le Chef d’état major Général des Armées, le général Moise Minoungou accompagné du colonel Gilles Bationo de l’armée de Terre, du colonel Moussa Diallo de la 3e région militaire et du lieutenant-colonel Hubert Yaméogo du groupement de Gendarmerie de Fada ont passé le réveillon aux côtés des hommes des détachements militaires de Gayeri, de Foutouri d’Arbinda et de Dori.

Les hommes étaient émus et heureux. Ce sont des initiatives à multiplier dans ce contexte ou les FDS sont durement éprouvées. De façon générale, il faut rester en alerte maximale.

Les détachements militaires doivent demeurer des forteresses imprenables. Qui s’y frottera s’ y piquera. L’attaque à l’aveuglette contre les pauvres populations civiles d’Arbinda (dont en majorité des femmes) achève de convaincre sur l’idéologie et l’état d’esprit de ces terroristes.

Ni la foi, ni la volonté de libérer une quelconque population du joug d’un quelconque gouvernement central ne motive les méfaits de ces terroristes qui tuent juste pour assouvir un sordide plaisir.

Sur le plan militaire, les résultats de la lutte contre le terrorisme sont de plus en plus au rendez-vous. Il faut travailler à renforcer la cohésion au sein de l’armée, équiper et motiver les FDS comme il se doit.

Cette guerre se gagne d’abord sur le plan psychologique. Le Burkina Faso devra aussi continuer à faire des efforts dans la recherche de solutions autres que militaires. L’horizon s’éclairci de jour en jour. La victoire finale est à portée de mains.

Jérémie Yisso BATIONO
Enseignant chercheur

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