L’Imam Inoussa Compaoré a exhorté dans une nouvelle chronique, ses coreligionnaires à ne pas voter aux prochaines élections, des incompétents et des corrompus, au risque de trahir Dieu.

“Attention ! Nous sommes à une année électorale.

Louanges à Allah comme il sied à la majesté de Sa face ainsi qu’à la grandeur de Son trône. Louanges infinies à Lui pour Ses innombrables bienfaits. Que Sa paix et Ses bénédictions se déversent abondamment sur Son noble Prophète Mouhammad ainsi que sur ceux qui le suivent.

Ce présent article attire l’attention de chaque musulman pris individuellement sur l’attitude à tenir par rapport à ce processus électoral dans lequel est lancé le pays des hommes intègres en attendant, in chaa Allah, un prochain qui évoquera celle de la Communauté en tant que entité.

« Celui qui ne s’intéresse pas à nos affaires n’est pas de nous », nous dit le Prophète. Chaque musulman doit se sentir concerné, soit en tant que électeur ou en tant que candidat potentiel, pour l’élection des Représentants de notre ‘‘Nation’’ parce qu’il appartiendra à ces derniers de décider de la destinée du pays pendant les cinq années à venir. S’en départir ne serait qu’une insouciance et une irresponsabilité inqualifiable. S’il est courant d’entendre, à tort ou à raison, qu’aucun candidat n’inspire confiance, c’est tout de même un devoir de participer au processus pour choisir le moindre mal afin que le pire ne décide de notre destinée commune.

Le premier élément indispensable dont doit détenir chacun est la carte d’électeur. Il est, alors, du devoir de chacun de sensibiliser sa famille, les fidèles de sa mosquée voire les populations dans les quartiers afin que tous participent à l’enrôlement biométrique de la Commission électorale nationale indépendante. Sans cette carte, le reste ne sera que discours vain.

Viendra un moment où il faudra choisir parmi plusieurs candidats. Humainement seul dans l’isoloir mais observé par Allah, le musulman doit savoir que son choix est sacré et il devra, pour cela, Lui rendre compte. C’est dans ce sens que nul ne pourrait se permettre d’échanger ce choix à lourde responsabilité par quelques miettes comme 2000f, du thé, un sac de riz, un T-shirt, … le choix du musulman n’a pas de prix matériel. Il a conscience que « si vous choisissez moins compétent, vous aurez trahi Dieu, Son prophète ainsi que la communauté toute entière » selon les propos du Prophète.

C’est également dans cette dynamique qu’aucun ne pourrait se permettre un choix basé sur des critères comme l’appartenance commune à un groupe ethnique. Doit, aussi, être banni le régionalisme qui entrave, depuis longtemps, la construction véritable d’une ‘‘Nation’’ burkinabè. La laïcité impose, en outre, que la religion ne soit pas un critère de désignation des Représentants.

Deux critères essentiels doivent guider le choix du musulman lors des élections à venir. Il s’agit de la compétence et de la loyauté. Nous n’arriverons pas au niveau que « les philosophes soient Rois ou que les Rois soient philosophes » mais un minimum de connaissances, d’études ou de diplômes doit être imposé pour les différents candidats. Comment voter un candidat sans avoir lu, analysé, apprécié le réalisme de ce qu’il propose comme voies et moyens pour nous conduire à une situation meilleure ? Il est indispensable, pour chaque musulman pour faire un choix conséquent, de scruter de façon minutieuse les programmes proposés et de les comparer et a besoin poser des questions aux candidats

La loyauté, quant à elle, doit s’apprécier par rapport aux valeurs de notre cher pays. Ce n’est pas pour rien qu’il est le pays des hommes intègres. On ne pourra se permettre d’avoir, à nos têtes, des corrompus, des voleurs, des sans valeurs, des hommes ou des femmes « de la politique du ventre », des hommes ou des femmes qui se servent au lieu de servir le peuple, … Pour cela, le musulman doit être très regardant. Au-delà du discours, le passé de chaque candidat doit être fouillé et jugé en fonction de nos valeurs communes afin de voir s’il est digne de nous représenter.

Puisse Allah nous inspirer de la meilleure manière.

NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.”

Elections : Le musulman qui vote un incompétent et un corrompu, trahit Dieu (Imam)
Par AB. AIB -17 mai 202098
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Elections : Le musulman qui vote un incompétent et un corrompu, trahit Dieu (Imam)

Ouagadougou, 17 mai 2020(AIB)-L’Imam Inoussa Compaoré a exhorté dans une nouvelle chronique, ses coréligionnaires à ne pas voter aux prochaines élections, des incompétents et des corrompus, au risque de trahir Dieu.

“Attention ! Nous sommes à une année électorale.

Louanges à Allah comme il sied à la majesté de Sa face ainsi qu’à la grandeur de Son trône. Louanges infinies à Lui pour Ses innombrables bienfaits. Que Sa paix et Ses bénédictions se déversent abondamment sur Son noble Prophète Mouhammad ainsi que sur ceux qui le suivent.

Ce présent article attire l’attention de chaque musulman pris individuellement sur l’attitude à tenir par rapport à ce processus électoral dans lequel est lancé le pays des hommes intègres en attendant, in chaa Allah, un prochain qui évoquera celle de la Communauté en tant que entité.

« Celui qui ne s’intéresse pas à nos affaires n’est pas de nous », nous dit le Prophète. Chaque musulman doit se sentir concerné, soit en tant que électeur ou en tant que candidat potentiel, pour l’élection des Représentants de notre ‘‘Nation’’ parce qu’il appartiendra à ces derniers de décider de la destinée du pays pendant les cinq années à venir. S’en départir ne serait qu’une insouciance et une irresponsabilité inqualifiable. S’il est courant d’entendre, à tort ou à raison, qu’aucun candidat n’inspire confiance, c’est tout de même un devoir de participer au processus pour choisir le moindre mal afin que le pire ne décide de notre destinée commune.

Le premier élément indispensable dont doit détenir chacun est la carte d’électeur. Il est, alors, du devoir de chacun de sensibiliser sa famille, les fidèles de sa mosquée voire les populations dans les quartiers afin que tous participent à l’enrôlement biométrique de la Commission électorale nationale indépendante. Sans cette carte, le reste ne sera que discours vain.

Viendra un moment où il faudra choisir parmi plusieurs candidats. Humainement seul dans l’isoloir mais observé par Allah, le musulman doit savoir que son choix est sacré et il devra, pour cela, Lui rendre compte. C’est dans ce sens que nul ne pourrait se permettre d’échanger ce choix à lourde responsabilité par quelques miettes comme 2000f, du thé, un sac de riz, un T-shirt, … le choix du musulman n’a pas de prix matériel. Il a conscience que « si vous choisissez moins compétent, vous aurez trahi Dieu, Son prophète ainsi que la communauté toute entière » selon les propos du Prophète.

C’est également dans cette dynamique qu’aucun ne pourrait se permettre un choix basé sur des critères comme l’appartenance commune à un groupe ethnique. Doit, aussi, être banni le régionalisme qui entrave, depuis longtemps, la construction véritable d’une ‘‘Nation’’ burkinabè. La laïcité impose, en outre, que la religion ne soit pas un critère de désignation des Représentants.

Deux critères essentiels doivent guider le choix du musulman lors des élections à venir. Il s’agit de la compétence et de la loyauté. Nous n’arriverons pas au niveau que « les philosophes soient Rois ou que les Rois soient philosophes » mais un minimum de connaissances, d’études ou de diplômes doit être imposé pour les différents candidats. Comment voter un candidat sans avoir lu, analysé, apprécié le réalisme de ce qu’il propose comme voies et moyens pour nous conduire à une situation meilleure ? Il est indispensable, pour chaque musulman pour faire un choix conséquent, de scruter de façon minutieuse les programmes proposés et de les comparer et a besoin poser des questions aux candidats

La loyauté, quant à elle, doit s’apprécier par rapport aux valeurs de notre cher pays. Ce n’est pas pour rien qu’il est le pays des hommes intègres. On ne pourra se permettre d’avoir, à nos têtes, des corrompus, des voleurs, des sans valeurs, des hommes ou des femmes « de la politique du ventre », des hommes ou des femmes qui se servent au lieu de servir le peuple, … Pour cela, le musulman doit être très regardant. Au-delà du discours, le passé de chaque candidat doit être fouillé et jugé en fonction de nos valeurs communes afin de voir s’il est digne de nous représenter.

Puisse Allah nous inspirer de la meilleure manière.

NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.”

Inoussa COMPAORE
Dr
Imam à l’AEEMB et au CERFI

Tel : 70 95 91 28

Email : nouscom@yahoo.fr

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