L’opposition dite non affiliée (ONA) a rejeté mardi, l’idée d’organiser des élections dans le non-respect de l’intégrité territoriale, pourtant remise en cause par des groupes terroristes dans plusieurs localités du Burkina Faso.

« L’Opposition non affiliée (ONA) ne souhaite pas la tenue des élections amputant une partie du territoire et de la population burkinabè, contrairement à la Constitution et à l’indivisibilité de la République » a déclaré mardi, son coordonnateur Pr Abdoulaye Soma.

Le Pr Soma s’exprimait mardi au cours d’une conférence de presse coïncidant avec le 29 è anniversaire de l’adoption de la constitution burkinabè en 1991 et à cinq mois des élections couplées présidentielle et législatives prévues le 22 Novembre 2020.

Plusieurs localités du Burkina Faso notamment le Nord, l’Est et le Centre-nord sont sous l’emprise de groupes terroristes qui ont contraint à la fuite, des milliers de personnes et la fermeture des infrastructures sociocommunautaires.

Pour le Pr Abdoulaye Soma, si l’ensemble du pays et l’ensemble des Burkinabè en âge de voter, ne votent pas, on aboutira « à l’élection d’un président anticonstitutionnel » et cela « biaisera la démocratie, (et) aboutira à une structure parlementaire contraire à la Constitution ».

Citant la Constitution, Pr Abdoulaye Soma a rappelé que le président du Faso a « la responsabilité de garantir l’intégrité du territoire et les autres conditions fondamentales de la tenue des élections au suffrage universel ».

« Si le président du Faso actuel (Roch Marc Christian Kaboré) ne veut pas ou ne peut pas assumer cette responsabilité, on peut lui concéder la légitimité électorale qu’il a de terminer son mandat en cours », a-t-il affirmé en précisant que ledit mandat, ne peut en aucun cas être prolongé.

Selon le Pr Abdoulaye Soma, le président Kaboré redeviendra « citoyen ordinaire » le 28 décembre prochain, date qui marque l’an cinq de son investiture.

Pour la continuité de l’Etat, « un mécanisme consensuel de gouvernance transitoire sera mis en place par le peuple souverain pour gérer l’Etat en vue de (l’organisation) des élections conformes à (…) la Constitution et à la légitimation démocratique », a-t-il indiqué.

« L’ONA rejettera tout arrangement non consensuel de prolongement automatique des mandats des élus en cours » a-t-il averti.

En rappel, la loi enjoint à tout parti politique d’adresser une lettre d’appartenance soit à l’Alliance des partis de majorité présidentielle (APMP) soit au Chef de file de l’opposition politique (CFOP).

Selon M. Soma, compte tenue de la non référence du CFOP dans la nouvelle version de la loi, la déclaration d’affiliation est devenue facultative et libre.

« On doit considérer désormais qu’il y a au Burkina Faso, trois grands blocs déclarés de partis politiques : la majorité APMP, l’opposition CFOP et l’opposition ONA qui regroupe les partis politiques ayant régulièrement déclaré leur appartenance à l’opposition et qui ne sont affiliés au cadre de concertation du CFOP », a expliqué Abdoulaye Soma.

En rappel, L’ONA existe officiellement depuis le 26 avril 2020 sous la coordination du Pr Abdoulaye Soma, président du parti Soleil d’Avenir, crée en mai 2019.

Agence d’information du Burkina

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