Conditions très dégradantes de travail au CHR de Fada, gestion opaque de la direction régionale de santé de l’Est sur la crise du COVID19, cacophonie dans la mise en œuvre de la Fonction Publique Hospitalière dans les Etablissements publics de santé (EPS) et dans l’Agence Générale de santé publique (AGSP), le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) de Fada exprime vivement ses préoccupations au gouvernement.

Les militants du SYNTSHA ne sont pas satisfaits des conditions dans lesquelles ils accomplissent leur mission. Lors d’un point de presse avec le journalistes hier 4 juin, ils ont exprimé leur mécontentement sur les conditions dans lesquelles ils travaillent, dénoncé la gestion de la crise du COVID-19 dans la région ainsi que la mise en oeuvre de la fonction hospitalière.
Sur le premier point, ils regrettent que malgré la signature le 13 mars 2017 d’un protocole d’accord avec le gouvernement dans lequel la puissance publique s’était engagée à améliorer les conditions de travail des agents de santé, les choses n’aient pas changé positivement. " Le groupe électrogène est de faible puissance, puis il est vétuste et fréquemment en panne. A cet instant où nous communiquons avec vous, l’inverseur (la pièce qui commande le démarrage automatique du groupe) est défectueux. En cas de délestage, tout l’hôpital plonge dans le noir jusqu’ à ce qu’un agent de la maintenance aille démarrer le groupe électrogène et cela peut parfois peut prendre un long temps si l’agent n’est pas à côté, puisqu’il a d’autres missions", ont-ils indiqué.
Selon le syndicat, les délestages sont fréquents et cela impacte négativement la qualité des soins offerts aux usagers. Ils pointent également du doigt la vétusté et l’exiguïté des bâtiments "à telle enseigne qu’en maternité, les parturientes sont parfois couchées dans les couloirs et à même le sol".
Sur la gestion du COVID-19, les conférenciers se réjouissent du fait que ville de Fada n’ait pour l’instant pas enregistré un cas confirmé de COVID-19, mais ils s’interrogent toutefois sur "la gestion très opaque de la pandémie de la COVID 19 par la direction régionale de santé de l’Est".
Ils dénoncent le fait que dans les agents de santé ne disposent pas de moyens de protection dans les formations sanitaires et rapportent des plaintes liées aux motivations des agents qui effectuent les missions de contrôles au niveau des entrées et des sorties de la ville de Fada.
Abordant le troisième point au menu de la rencontre avec la presse, en l’occurrence, la mise en oeuvre de la fonction publique hospitalière (FPH), les syndicalistes notent une certaine cacophonie dans cette mise en œuvre avec des disparités d’un établissement à l’autre, ce qui "crée des frustrations et des découragements au niveau des agents". A titre d’exemple, ils indiquent que dans "certains Etablissements publics de santé (EPS), l’ensemble des agents présents sont enrôlés dans la FPH, mais en revanche, au CHR de Fada, la direction "refuse de prendre en compte les agents en stage probatoire et les agents affectés qui n’ont pas d’acte de détachement".
Ils ont enfin condamné le retrait des noms de la liste d’agents de santé qui avaient été retenus pour des distinction à l’occasion du 11 décembre 2019 au motif qu’ils "ont participé aux mouvements de grève de leur syndicat et cela après que ces derniers ont payé les frais des médailles au niveau du Trésor public".

Dominique Koné
Kaceto.net

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