Le 23 juin 2020, le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) va entreprendre une large consultation des forces vives de la nation. Objectif : expliquer un peu plus le sens de la mission de cette institution aux populations.
L’information a été donnée hier 22 juin lors d’un point de presse dans l’enceinte de l’institution.

Crée en novembre 2015, le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN), a reçu la mission de contribuer à créer les conditions favorables à la réconciliation et à l’unité nationale, à la cohésion sociale, gage de paix et de stabilité pour un développement durable. Depuis sa création, cette institution, pilotée par son président Leandre Bassolé, a traité de nombreux dossiers, le dernier en date étant celui des policiers et des militaires radiés.
Dans le cadre de la mission, l’institution va entreprendre dès le 23 juin prochain une tournée de consultations des forces vives de la nation. Le président du HCRUN a expliqué que cette tournée va se dérouler en deux phases : la première, qui est jugée éminente, comprend des visites de travail et d’échanges avec toutes les entités de notre société. « Elle nous amènera à rencontrer les partis politiques , les OSC, les syndicats, les coutumiers, les confessions religieuses, etc. », a t-il indiqué.
Pour ce qui est de la rencontre avec les partis politiques, le président du HCRUN a rappelé le dialogue politique organisé par le président du Faso en juillet 2019 auquel son institution a pris part. Des recommandations avaient été formulées à l’issue du dialogue dont certaines touchent à la mission du HCRUN. « En allant rencontrer les partis politique, nous avons pour ambition de voir le suivi de ces recommandations, notamment ce qu’ils ont souhaité du HCRUN et ce que la mission du HCRUN permet de faire », a expliqué aux journalistes, le président Bassolé. Les échanges avec les forces vives vont aussi porter sur des sujets d’actualité "car nous sommes dans une période où beaucoup de défis se posent à nous, à commencer par l’insécurité, qui est venu compromettre certains de nos projets en même temps qu’elle perturbe le développement économique de notre pays".


Le président du HCRUN a confié avoir découvert lors des tournées que lui et ses collaborateurs ont effectuées dans le pays, qu’une grande partie de la population ne comprenait pas réellement la mission de l’institution qu’il préside. « La grande partie de nos populations, que ce soit ceux concernés par les dossiers que nous traitons, que ce soit les population en générale, la vision qu’elle a du HCRUN, c’est que l’institution est là pour traiter les dossiers pour aboutir à des réparations", a t-souligné. Certes, le traitement des dossiers et les réparations qui peuvent en résulter permettent de manière plus sûre et plus consensuelle, d’aller vers le processus de réconciliation et vers la construction de notre cohésion sociale.
Mais, précise le président du HCRUN, " ce n’est pas l’objectif principal de la mission, parce que le but ultime c’est d’aboutir à la réconciliation et faire en sorte que le tissu social soit recousu », a-t-il expliqué.
La deuxième phase des tournées va consister à l’organisation d’un séminaire au cours duquel, tout ce qui aura été récolté auprès des uns et des autres sera analysé afin d’en tirer des propositions pertinentes à même de réconcilier les Burkinabè.

Frédéric Tianhoun
Kaceto.net

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