A quelques jours d’une grève de 48 heures annoncée par un collectif syndical, le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré a estimé samedi à Sindou, qu’il n’était pas « bon de prendre des décisions qui vont pénaliser les élèves et leurs parents ».

Le Premier ministre Dabiré a souhaité samedi à Sindou que les partenaires sociaux avec lesquels travaille son gouvernement sur l’organisation des examens de fin d’année, « puissent avoir l’intelligence d’accompagner le processus » plutôt que de vouloir « le bloquer » parce que l’IUTS (impôt) a été instauré.

« Je ne pense pas qu’il soit bon de prendre des décisions qui vont pénaliser non pas le gouvernement mais nos enfants et les parents d’élèves » a déclaré Christophe Joseph Marie Dabiré.

Le chef du gouvernement a fait son affirmation devant les forces vives de la province de la Léraba ; pendant qu’un collectif syndical tenait un meeting à Ouagadougou en prélude à une grève de 48 heures les 8 et 9 Juillet 2020, sur toute l’étendue du territoire national.

Au cours du meeting, le porte-parole du collectif syndical Bassolma Bazié, a dénoncé l’organisation de l’achèvement de l’année scolaire « sans aucune concertation » avec les syndicats de l’Education.

Les examens du CEP, du BEP et du BEPC sont prévus pour le 14 juillet et le BAC, le 3 août 2020.

Et pourtant, selon lui ; le ministre en charge de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro, « après avoir pris connaissance des préalables posés » par lesdits syndicats, s’était engagé « à leur revenir avec une réponse ».

Pour le premier ministre, ce n’est pas parce que les syndicats sont « en conflit avec le gouvernement », qu’ils doivent « compromettre la vie d’une bonne partie de nos populations par des mouvements de grève qui n’ont pas de signification réelle ».

Il a indiqué que « le gouvernement est dans la dynamique d’un dialogue avec les partenaires sociaux pour remettre les choses à plat » précisant que ces derniers sont attendus « à la table des négociations ».

Cependant, Bassolma Bazié a indiqué que le collectif syndical, n’a « reçu à ce jour aucune invitation à une rencontre avec le gouvernement » qui « n’a (pas aussi) répondu à aucune des correspondances » que leur regroupement lui a adressées en février et mars 2020.

« Mieux, dans ses deux adresses à la nation le 20 mars et le 2 avril 2020, le chef de l’Etat a délibérément choisi de n’évoquer, ni les manifestations de la coalition, ni sa plate-forme qui ont mobilisé d’immenses foules aussi bien à Ouaga que dans la plupart des localités du pays », a-t-il regretté.

Pour Bassolma Bazié, « la reprise des cours, telle qu’envisagée par le ministre Ouaro, aura pour effet (…) de compromettre la suite des études de nombreux élèves qui vont passer en classe supérieure sans acquérir le niveau requis ».

Dans leur plateforme revendicative, le collectif syndical exige entre autres, « l’annulation du prélèvement de l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) sur les primes et indemnités des travailleurs du privé, du parapublic et du public ».

Agence d’information du Burkina

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