Le Centre national d’études stratégiques (CNES), né en février dernier, se définit comme une approche holistique, des questions de défense et de sécurité, a affirmé mardi le ministre burkinabè de la Défense Moumina Chériff Sy dont le pays subi des attaques terroristes depuis cinq ans.

« En réponse aux défis sécuritaires de plus en plus complexes, amplifiés par les attaques terroristes qui ciblent quotidiennement notre pays depuis 2015, le gouvernement a initié depuis quelques années, un processus de réforme de la gouvernance sécuritaire », a affirmé le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants Chériff Moumina Sy.

Pour M. Sy, le pays se dote désormais d’un outil d’anticipation et de prise de décisions, à travers la création d’un Centre national d’études stratégiques (CNES) en matière de sécurité nationale.

Le ministre en charge de la Défense nationale qui s’exprimait mardi à Ouagadougou, à l’occasion d’un atelier de réflexion sur le cadre organisationnel, les programmes et les partenariats du CNES.

D’après lui, la création d’un nouveau centre consiste à élaborer des reformes et des politiques pour une gouvernance sécuritaire afin de faire face aux nombreux défis qui menacent la stabilité du pays et de la sous-région.

Selon Chériff Moumina, le CNES est né suite à une des recommandations du Forum national sur la sécurité en octobre tenu 2017 et travaillera avec les autres Centres existant dans la lutte contre l’insécurité.

« Le nouveau bébé se veut être un centre d’excellence de réflexion et de l’anticipation qui promeut la résolution, par une approche holistique, des questions de défense et de sécurité au niveau national et international », a-t-il précisé.

De son avis, pour atteindre les objectifs du centre, il est nécessaire d’associer les diverses compétences nationales à une réflexion pluridisciplinaire et inclusive pour satisfaire les attentes du gouvernement et des populations en matière de sécurité.

Le directeur général du CNES, le colonel-major Aimé Barthélémy Simporé a signalé que le nouveau centre crée le 27 février 2020, résulte d’un long processus de réflexions ayant bénéficié de plaidoyers multiformes menés par l’Agence nationale de renseignement(ANR) et le secrétariat général de la Défense nationale et des organisations de la société civile(OSC).

M. Simporé a noté que le nouveau centre a besoin de l’accompagnement de tous les fils et filles du pays pour son installation et son ancrage institutionnel afin d’atteindre ses résultats escomptés.

A entendre le colonel-major, les échanges avec les participants (civils, militaires et paramilitaires) seront axés sur le cadre organisationnel, les programmes et les réseaux de partenariats à mettre en place par le CNES.

Le Burkina Faso essuie depuis 2015, des attaques attribuées à des terroristes, ayant provoqué la perte d’un millier de personnes, le déplacement de 850 mille autres et de nombreux dégâts matériels.

Agence d’Information du Burkina

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