Le Burkina Faso a enregistré un nombre record inquiétant de 193 cas positifs au Coronavirus dans la journée du 13 septembre 2020, faisant planer le spectre du reconfinement, dont les conséquences économiques et sociales sont énormes.

Les dommages économiques causés par la pandémie de coronavirus n’ont épargné aucune économie. Les mesures d’arrêt de l’activité et de confinement prises pour stopper la maladie ont occasionné une récession de l’activité économique mondiale. Selon la banque mondiale, le PIB mondial diminuera de 5.2% cette année. Dans l’UEMOA, les entreprises du secteur des services seraient les plus touchées par la crise. Cela est lié à l’arrêt quasi-total des activités comme le tourisme, l’hôtellerie, la restauration et les agences de voyage. En termes d’impact négatif ressenti, le secteur des services est suivi par le commerce, l’industrie, l’artisanat et l’agriculture (rapport covid-19 de la chambre consulaire régionale de l’UEMOA).

Pour le Burkina Faso, le corona virus a réduit les revenus des ménages et l’accès aux aliments de base. Le rapport de suivi des impacts du Covid-19 sur les ménages au Burkina Faso fourni par l’INSD révèle qu’environ 1 ménage sur 4 (particulièrement les plus pauvres) n’a pas pu accéder aux aliments de base à certains moment de la crise du CODID-19. L’aliment de base qui a le plus manqué était principalement le maïs, en particulier dans le sud du pays.
Selon le même rapport, le ralentissement économique dû à la Covid-19 a entraîné une réduction des revenus. Les salariés qui n’étaient pas en mesure de travailler n’ont pas été payés. Environ 1 ménage sur 5 recevait des transferts d’argent de leur famille/amis. Pour la plupart, le montant reçu et la fréquence de ces transferts ont diminué depuis le début de la Covid-19.
La majorité des entreprises non agricoles (72,5%) ont vu leur revenu baisser. La fermeture due à la Covid-19 et le manque de clients sont les principales raisons de la baisse des revenus de ces entreprises.
Toutefois, les restrictions des mouvements n’ont été que partielles, de sorte que la majorité a pu travailler comme d’habitude. Cela a contribué à atténuer d’une manière ou d’une autre l’effet négatif sur les ménages. Environ 80% des personnes interrogées ont pu continuer à travailler, tandis que seulement 10,7% des personnes interrogées qui travaillaient avant la pandémie ne travaillent plus. Parmi ceux qui ont arrêté de travailler, environ 40% ont déclaré que cela était dû à la saisonnalité de leur activité et 28% ont déclaré que cela était directement dû à la Covid-19.

Florent Maré
Doctorant en Economie
Université Thomas Sankara
Kaceto.net

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