Les huit clubs frondeurs du championnat national burkinabè (Fasofoot) de D1 ont organisé, ce lundi à Ouagadougou, une conférence de presse pour marquer leur maintien au mot d’ordre de boycott du championnat de D1 tant que leurs revendications ne sont pas satisfaites.

« Nous, clubs signataires de la requête, maintenons notre position d’une relecture du règlement du championnat national de D1 masculin, afin que nous puissions trouver un terrain d’entente sur les points incriminés », a déclaré Boukary Sawadogo, président du conseil d’administration de l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO).

Dans la revendications de ces clubs, sont inscrits quatre points : « La communication du montant de l’assurance au préalable et la délivrance d’une copie de la police d’assurance aux clubs, l’octroi comme promis de 30 000 000 FCFA de subvention aux clubs au lieu de 15 000 000 FCFA, le retrait de la sanction sur les clubs qui ne porteraient pas des maillots avec les logos du sponsor de la FBF et la fixation à 25 000 FCFA au lieu de 50 000 FCFA, le montant à payer pour les réclamations ».

La « relecture du règlement intérieur du championnat national, saison 2020-2021 » s’est également invitée à la liste des revendications. Le porte-parole du groupe des 8 clubs, le Président du conseil d’administration de l’EFO, Boukari Sawadogo, a indiqué que « nous maintenons notre position d’une relecture du règlement du championnat national de D1 masculin afin que nous puissions trouver un terrain d’entente sur les points incriminés ».

Les conférenciers se disent offusqués du fait que le règlement intérieur ait été signé le 21 août par le président sortant Sita Sangaré, avant la tenue de l’Assemblée générale élective de la FBF. Pour eux, ce règlement n’est donc pas « valable » et la FBF fait la sourde oreille pour sa relecture.

Boukari Sawadogo pense que le président Banssé « n’a pas notre temps » et espère que leur appel sera entendu car « nous ne sommes pas dans une logique de bras de fer avec la FBF, nous voulons simplement qu’elle nous écoute ».

« Maintenant, si elle estime qu’elle peut opérer un passage en force, nous seront tous témoin des conséquences qui en résulteront », a prévenu le patron de la Reine des stades, poursuivant que « cette situation va durer le temps que la FBF mettra pour répondre à notre requête ».

Pour lui, « au lieu de nous inviter pour nous écouter, le président Banssé a préféré brandir le bâton, laissant entendre que le règlement sera appliqué dans toute sa rigueur ».

Il invite par conséquent le président de la FBF à reconsidérer sa position de « va-t-en-guerre car ses menaces ne nous font pas peur, mieux, elles vont contribuer à radicaliser les positions, toute chose qui sera préjudiciable au football burkinabè ».

« L’EFO est un tinkougri, l’ASFA-Y est un tinkougri », martèle le Dr. Boukari Sawadogo en langue mooré comme pour dire que ces clubs mythiques du Fasofoot sont indéboulonnables et ne peuvent en aucun cas descendre à l’étage inférieur.

Sur les 8 équipes signataires, seule l’ASFB n’avait pas son représentant à la conférence de presse. Le président des Léopards de Saint Camille Adama Kiemtoré qui n’avait pas respecté le boycott de la première journée a mentionné que « s’il n’y a rien, la prochaine journée, vous allez me sentir ».

Le président fondateur de Salitas FC, le colonel Yacouba Ouédraogo a mentionné que « nous agissons dans l’intérêt des 18 clubs de première division ».

Amado Traoré, challenger Lazare Banssé présent dans la salle mais pas au présidium, a répondu au président de la FBF qui l’accusait d’être un mauvais perdant. Il pense que Banssé a réagit dans la colère.

« Le président est intervenu mais ce qu’il a dit ce n’est pas ce qu’il pense et j’en suis convaincu. C’est sur la colère, la déception de ne pas voir les clubs jouer. Parce qu’il a été PCA de l’EFO et il connait comment fonctionne les clubs. Ces clubs sont très bien organisés pour que Amado Traoré les organise pour défendre leurs intérêts », a-t-il dit.

Une issue heureuse de cette crise naissante peut être trouvée ce mardi 22 septembre, la Fédération burkinabè de football (FBF) ayant invité ces clubs protestataires à une rencontre à son siège.