La deuxième édition de la Journée mondiale du Froid (JMF) été célébrée en différé le samedi 26 septembre à Ouagadougou, en présence d’acteurs du secteur du froid venant de nombreux pays africains. Un pari tenu en dépit de la pandémie du COVID-19

Après la célébration de la première Journée mondiale du Froid qui s’est tenue le 26 juin 2019 à Ouagadougou, les acteurs du froid s’étaient donnés rendez-vous le 26 juin 2020, toujours à Ouagadougou, pour la deuxième édition. Un rendez-vous qui avait été symboliquement respecté à travers un rassemblement et une photo de famille dans les locaux du bureau national Ozone en raison de la pandémie du COVID-19 qui frappait alors très durement notre pays.
Certes, la maladie est n’est pas encore vaincue, mais la situation s’est beaucoup améliorée, ce qui a permis de donner, en différé, une dimension plus importante à cette journée dédiée au secteur du froid dans notre pays.
Cette célébration porte d’ailleurs les stigmates de la Covid-19 puisqu’elle s’est tenue en présentiel et en ligne via une plateforme de visioconférence.

La deuxième édition de la Journée du Froid a réuni de nombreux acteurs et professionnels du Froid, venus de plusieurs autres pays africains. Elle intervient au lendemain du lancement, toujours à Ouagadougou, de l’Union des associations africaines des acteurs de la réfrigération et de la climatisation (U-3ARC), la faîtière continentale des associations nationales œuvrant dans la promotion du froid en Afrique. Présidée par notre compatriote résident en Italie, Madi Sakandé, l’U-3ARC, qui est la concrétisation d’une des recommandations de la première édition de la JMF, est investie de la mission de faire davantage connaitre le secteur du froid auprès des décideurs africains et les convaincre de l’intégrer désormais dans les politiques de développement.


Le président de l’Association des acteurs et professionnels du froid et la climatisation, Elie Ouédraogo, la cheville ouvrière dans la l’organisation de la JMF, a remercié ses frères et sœurs venus des plusieurs africains (RDC, Tunisie, Nigeria, Côte d’Ivoire, Rwanda, Bénin, Djibouti, etc.) échanger et partager leurs expériences.
Il a insisté sur l’importance que les gouvernements africains doivent accorder au secteur du froid dans le bataille pour l’atteinte de l’auto-suffisance alimentaire.
S’exprimant au nom de ses collègues africaines, Raoudha Massaoudi, par ailleurs secrétaire générale chargée de la mobilisation féminine dans les métiers du froid de l’U-3ARC, a souligné que le secteur du froid était bien structuré dans son pays, avec 138 centres de formation, 200 formateurs en climatisation, 17000 techniciens frigoristes et la présence de toutes les grandes marques.
Prenant la parole, le tout nouveau président de l’U-3ARC a salué la mobilisation des acteurs et professionnels africains du Froid pour la ténue et la réussite de cette activité. Il a aussi rappelé l’importance dans le processus de développement des pays africains et invité les autorités et les acteurs du Froid de travailler en synergie pour que le Froid ne soit plus un luxe pour les populations africaines. L’U-3ARC veut être l’un des fer de lance de cette démystification du Froid afin qu’on le considère comme un élément clé du développement économique du continent noir.
Représentant le ministre de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Samuel Paré, coordonnateur du bureau national Ozone a rassuré les acteurs du froid que le gouvernement burkinabè restait attentif à la problématique du froid comme moteur du développement économique et social. C’est pourquoi, lui et ses collègues apportent un soutien aux organisateurs de la Journée mondiale du Froid et renouvelé la disponibilité du gouvernement à soutenir toutes les initiatives allant dans le sens de la professionnalisation des acteurs du froid. Il a par ailleurs féliciter la mise en place de l’U-3ARC et formulé le vœu de voir cette faîtière réussir dans sa mission de vulgariser et de démystifier le Froid pour booster le développement des pays africains.