A l’occasion de la Journée mondiale de l’enseignant célébrée le 5 octobre, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation et celui de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ont reconnu la contribution de nombreuses personnes au rayonnement de l’éducation et au recul de l’ignorance dans notre pays. Dont Moussa Kaboré, fait chevalier de l’ordre des Palmes académiques.

Il la mérite amplement, cette médaille que les autorités académiques ont accrochée à son Faso dan Fani sans plis, le 5 octobre 2020, en présence de sa famille, ses amis et collègues.
Fait Chevalier de l’ordre des Palmes académiques, Moussa Kaboré fait partie de ceux qui, ayant embrassé la carrière d’enseignant par sacerdoce, ont contribué durant des décennies, à guider les pas de millions d’enfants dans l’accès à la connaissance, à les sortir des ténèbres et les emmener vers la lumière.
Autant le dire toute suite, celui dont il est question ici est un fidèle ami depuis plus de trente ans. Alors élèves, nous nous sommes rencontrés sur le terrain de football de "Ancien abattoir" dans le quartier Nongremassom, le siège actuel de l’arrondissement numéro 4 de la commune de Ouagadougou.
L’équipe, qui était majoritairement composée de bouchers (patrons comme employés qui gagnaient dignement leur vie dans le commerce de bétail ou de la viande), mais aussi d’élèves, de fonctionnaires, de commerçants, d’expatriés africains et européens, s’appelait les "Onze taureaux".
Ailier, comme on disait à l’époque, Moussa était connu pour sa pointe de vitesse, à la manière de l’ex-international ivoirien Youssouf Fofana.
Son brevet d’études du premier cycle en poche, avec une bonne moyenne qui lui permettait de poursuivre sans difficultés ses études, il choisit pourtant de passer le concours pour le recrutement des enseignants du primaire. Entrer rapidement dans la vie active afin de disposer de ressources nécessaires pour s’occuper de ses frères et sœurs rentrés de Côte d’Ivoire, était pour lui un impératif éthique qui ne lui laissait pas vraiment le choix.
En octobre 1988, il fait partie de la 4ème promotion qui intègre l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Loumbila, dans la province d’Oubritenga. A la fin de la formation, il est affecté dans le Namentenga où de 1989 à 1993, il sert successivement à l’école de Tougri, Tilga, Dargo et à ’école de Boulsa Amitié. Il rejoint ensuite en 1994 la province du Kadiogo et atterrit d’abord à l’école de la Cité, dans l’arrondissement 10, ensuite dans les écoles Trames A et C, dans la banlieue Est de Ouagadougou où les effectifs sont plus que pléthoriques : entre 150 et 200 élèves par classes. Je suis témoin de l’ingéniosité dont il a fait preuve pour ne laisser aucun gamin à la traîne dans l’acquisition des fondamentaux de la lecture et de l’écriture, bref de la connaissance.
Après avoir tenu la craie 29 ans durant, il a rejoint la direction des ressources humaines du MENAPLN depuis 2018.
Moussa Kaboré, c’est le modèle de l’instituteur dont le pays a besoin pour former les enfants de la république, leur inculquer les valeurs de liberté, mais aussi de responsabilité, de solidarité et de patriotisme. Des valeurs que lui-même s’oblige à incarner au quotidien, dans et hors du service. Gros bosseur, très rarement demandeur de congés maladie, il s’est facilement adapté au rythme de travail à la DRH où sa ponctualité n’a jamais été prise à défaut, une qualité qui, hélas n’est pas la chose la plus partagée dans la fonction publique burkinabè.
Félicitations cher ami et que ton parcours inspire les jeunes générations qui rêvent encore d’exercer ce noble métier d’intérêt hautement public.

Joachim Vokouma
Kaceto.net

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