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La première dame du Faso annonce un financement de la BID contre les mutilations génitales feminines

D 8 octobre 2016     H 10:11     C 0 messages         Partager


La Banque islamique de développement (BID) promet d’appuyer le Comité inter-africain de lutte contre les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants (CI-AF) à hauteur de 50 millions de dollars, a annoncé l’épouse du chef de l’Etat burkinabè, Sika Kaboré, au cours d’une conférence de presse.

Selon Sika Kaboré, cet appui de la BID, évalué à environ 25 milliards de FCFA, va permettre de financer les activités de tous les comités nationaux des 29 pays membres du CI-AF de façon continue.

La Première dame du Burkina Faso, par ailleurs, Ambassadrice de bonne volonté du CI-AF, était face aux journalistes jeudi, pour faire le point de ses entrevues en Arabie Saoudite, du 28 septembre au 3 octobre 2016.

La forte délégation de Mme Kaboré était notamment composée de la ministre de la Femme, Laure Zongo/Hien, de la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, Solange Eveline K. Rita Agnetekoum/Bogoré.

« En tant qu’Ambassadrice de bonne volonté de cette structure, nous étions en Arabie Saoudite pour faire un plaidoyer en faveur du financement du programme quinquennal des activités du CI-AF », a-t-elle expliqué.

Et de préciser qu’à l’occasion de ce séjour, la délégation burkinabè a pu rencontrer les premières personnalités de la BID et d’autres personnes ressources qui peuvent contribuer à accentuer la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF).

« Toutes ces personnes que nous avons rencontrées ont eu une appréciation très positive de notre plaidoyer et des efforts que nous faisons en vue d’éradiquer ce fléau que constitue l’excision dans nos pays », a indiquée l’épouse du président du Faso qui dit revenir « avec beaucoup d’espérance et de satisfaction ».

« Comme vous le savez, il y a beaucoup de personnes qui tendent à faire croire que la pratique de l’excision est liée à une religion. Avec la BID, nous allons pouvoir démontrer que, pour ce qui concerne l’Islam, l’excision n’est pas du tout indiquée par cette religion », a déclaré Mme Kaboré.

Créé en 1984 à Dakar au Sénégal, le CI-AF est un organisme de coordination internationale et régionale africaine qui travaille sur les programmes et actions politiques visant à éliminer les pratiques traditionnelles néfastes dans la région africaine et dans le monde.

Son siège est à Addis-Abeba en Ethiopie et un bureau de liaison à Genève, en Suisse. Le CI-AF a des comités nationaux dans 29 pays africains. 19 autres pays non africains sont affiliés au CI-AF.

Le CI-AF jouit d’un statut consultatif auprès des Nations Unies et est titulaire d’un statut d’observateur auprès de l’Union africaine (UA).

Il travaille en partenariat notamment avec l’UNFPA, l’OMS et l’UNICEF et membre du réseau d’ONG affiliées à l’Organisation internationale de la francophonie.


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