" Les enjeux et le déroulement des élections municipales de 2022", tel est le thème du dialogue politique organisé, le 11 septembre 2021, par le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) en collaboration, avec le Cadre de dialogue inter-partis Au Burkina (CADIP) au profit des partis politiques ayant des élus, à l’assemblée nationale.

Les partis politiques et les potentiels candidats se préparent depuis un bout de temps aux prochaines échéances électorales, en occurrence, les municipales qui devraient se dérouler en mai 2022. Dans cette optique, de nombreuses initiatives sont lancées dans le but de créer les conditions optimales d’un bon déroulement du scrutin. C’est ainsi qu’un dialogue politique a été organisé le 11 septembre 2021 à Bobo-Dioulasso par le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) en collaboration avec le Cadre de dialogue inter-partis (CADIP) au profit des partis disposant d’élus à l’assemblée nationale. L’objectif étant de leur permettre de s’approprier les enjeux du scrutin. Les échanges entre participants ont permis de faire un diagnostique du scrutin de 2016, de faire ressortir ses force et ses faiblesses, et de partager des idées afin que la démocratie locale se consolide davantage dans notre pays.

"Tout développement, commence par la base et c’est pour cela qu’avec le 3è cycle de notre décentralisation, nous avons prévu intégrer des réformes pour l’élection du suffrage universel direct des présidents des exécutifs locaux. Que ce soit le président du conseil régional ou le maire, nous avons techniquement apporté un éclairage sur cette innovation", a confié Adams Ulrich Zougmoré, expert électoral venu s’entretenir avec les participants. Selon lui, des urgences ont été identifiées et qui doivent être prises en compte rapidement par le gouvernement. A commencer par la reprise du dialogue politique et social, la question de la gestion des budgets des élections en relation avec la CENI, et surtout les mesures visant à garantir la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
S’agissant de la CENI, il est indispensables que les commissaires aient des connaissances en administration électorale, sur l’enregistrement, et avoir une capacité opérationnelle qui leur permettra de dérouler et d’intégrer le plan de communication.

Pour l’expert, une prise de conscience au niveau des acteurs politiques est nécessaire. " Un responsable politique doit savoir proposer, et faire une lecture politique de son environnement", dit-il.
Les participants ont soulevé des préoccupations liées notamment au découpage territorial au mode de scrutin, etc., auxquelles Adams Ulrich Zougmoré a apporté des réponses. Il a indiqué que le découpage administratif n’a pas de liens avec les prochaines élections municipales qui seront organisées sur la base de la cartographie actuelle.


S’agissant du mode de scrutin, deux modes ont été proposés : soit, l’ancien système est retenu, à savoir que les conseillers municipaux seront élus au suffrage direct, ainsi que les maires, mais par la combinaison du mode de scrutin uninominal pour les maires et un mode de scrutin de liste pour les conseillers municipaux. Ceux-ci vont se retrouver pour élire les adjoints au maire et les présidents de commissions.
Le second mode de scrutin veut que le maire soit élu au suffrage direct avec un mode de scrutin uninominal à un tour. Et les conseillers municipaux seront élus de façon proportionnelle à la population. Dans ce cas, la circonscription électorale ne sera plus le village, mais, la commune.
C’est le dialogue politique au plan national qui décidera du choix entre ces deux modes de scrutin.

Hamed Zerbo
Kaceto.net (Bobo-Dioulasso)