Réunis les 30, 31 octobre et 1er novembre, des partis et organisations de la société civile ont créé une nouvelle formation politique se réclamant des idéaux du leader de la révolution démocratique et populaire d’août 1983. Elle est présidée par Me Bénéwendé Sankara.

Une nouvelle offre politique a vu le jour hier 1er novembre 2021 au Burkina Faso : l’Union pour la renaissance/Mouvement patriotique sankariste (UNIR/MPS). Elle est née de la fusion de l’Unir/PS de Me Bénéwendé Sankara, du Mouvement patriotique pour le saut (MPS) de Augustin Loada, de l’Union pour la Renaissance Démocratique/Mouvement Sankariste (URD/MS) de Alphonse Ouédraogo, de la Convention des patriotes et progressistes/Faso Baara (CPP/FB), de Siaka Barro et du Parti pour la justice et du développement (PJD) de Alphonse Bado. Deux organisations de la société civile, le Mouvement pour la cause du Faso (Fasokooz) et Jeunesse sankariste unie (JSU) font également partie de cette aventure.
Cette nouvelle offre, qui n’est pas "un parti politique de plus" selon les mots de son président d’honneur, l’ancien premier ministre de la transition Yacouba Isaac Zida, rassemble des Sankaristes, des progressistes, des panafricanistes et se positionne résolument à gauche.


En choisissant les dates des 30, 31 octobre et 1er novembre pour porter sur les fronts baptismaux l’UNIR/MPS, les militants entendent poursuivre les idéaux qui ont animé le mouvement insurrectionnel d’octobre 2014 qui a emporté le pouvoir de Blaise Compaoré, notamment la démocratie, la justice sociale et une économie inclusive au profit des masses populaires. "La naissance d’un parti est comme celle d’un bébé et procure beaucoup de bonheur. La joie que nous éprouvons ce jour ne doit cependant nous faire oublier que le plus important reste à faire. C’est de l’aider à grandir dans les meilleures conditions et devenir un adulte utile à sa famille et à l’humanité" a lancé Yacouba Zida dans un message transmis par visioconférence depuis le Canada où il est exilé depuis cinq ans.
L’Unir/MPS se reconnait de la majorité présidentielle, mais vu sa composition, elle se veut plurielle et entend affirmer sa singularité par rapport au parti au pouvoir, en l’occurrence le Mouvement pour le peuple (MPP).
Sans surprise, c’est Me Bénéwendé Sankara qui a été élu à la tête de cette nouvelle formation politique. Il est secondé par le président du MPS, Augustin Loada, professeur de droit et de Sciences politiques.


Le nouveau Secrétariat exécutif national compte 121 membres dont 50% viennent de l’UNIR/PS.

Dominique Koné
Kaceto.net