Au moins 115 Peuls ont été assassinés par des individus armés et vêtus comme des chasseurs traditionnels Donzo, dans le centre du Mali. Le massacre a eu lieu dans la matinée ce samedi 23 mars.

Aujourd’hui, dans le centre de Mali, des individus armés et vêtus en chasseurs traditionnels Donzo ont massacré au moins 115 Peuls, informe Reuters qui se réfère au maire de la ville de Bankass, non loin de deux localités ciblées par les assaillants.
Les attaques ont été menées en marge d’une visite au Mali d’une mission du Conseil de sécurité des Nations unies afin de tenter de trouver des solutions aux violences qui ont fait des centaines de victimes civiles l’an dernier dans le pays. Des émissaires du Conseil de sécurité ont été reçus vendredi soir 22 mars par le chef de l’État malien, Ibrahim Boubacar Keita, et par d’autres responsables gouvernementaux.
Les criminels ont attaqué deux localités, le village d’Ogossagou et celui de Welingara. Les 115 tués étaient en provenance du premier, tandis que pour le second, le maire n’a pas encore évoqué le nombre de victimes. Par contre, il a déjà reconnu qu’il y avait aussi eu des morts.

Des hommes, vêtus en chasseurs Donzo, ont attaqué Ogassagou et Welingara, non loin de Bankass, dans la nuit de vendredi à samedi, aux alentours de quatre heures du matin (heure locale).
Selon deux témoins interrogés séparément par l’AFP, « presque toutes les cases du village ont été brûlées par les chasseurs traditionnels ».
Alors qu’il était rapporté une dizaine de victimes au départ, le bilan s’est alourdi au fil de la journée.
Auparavant, le 17 mars, des djihadistes présumés avaient attaqué et brièvement occupé une base de l’armée malienne située dans la localité de Dioura, dans la région de Mopti, au centre du pays.

Depuis l’apparition dans le centre du Mali du groupe jihadiste les violences se multiplient entre les Peuls, un peuple traditionnellement pasteur et éleveur, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture. Ces violences inter communautaires ont fait plus de 500 morts civils en 2018, selon l’ONU.

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