Depuis quelques jours c’est le sujet à la Une des médias et des conversations dans l’espace public : la démission de 13 députés du groupe parlementaire de l’UPC et leur décision d’en créer un. Ce matin, le président de l’UPC, Zéphirin Diabré a rejeté point par point les griefs formulés contre la direction du parti. Mais l’affaire est loin d’être terminée

C’est la nouvelle qui fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux et dans l’espace public : la démission de 13 députés du groupe parlementaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC). Cette démission a été marquée par la création d’un autre groupe parlementaire, appelé UPC/renouveau démocratique.
Au cours d’un point de presse le 8 octobre, ces 13 députés démissionnaires ont donné les raisons pour lesquelles ils ne souhaitent plus rester au sein du groupe parlementaire UPC. Ils invoquent notamment le manque de démocratie au sein du parti, le mauvais traitement de certains militants et le favoritisme au profit d’autres.
Ce matin, le président du l’UPC, Zéphirin Diabré est sorti de son silence pour leur répondre et donner la version officielle des faits. Entouré de cadres du parti et de militants, il a d’emblée rassuré les militants ainsi qu’à l’opinion qu’il n’y avait qu’un seul groupe parlementaire, celui de l’UPC, et que celui dénommé UPC/ Renouveau démocratique n’existe pas. Selon le président de l’UPC, la création des groupes parlementaires se fait suite à une rencontre de la conférence des présidents, et à un acte du président de l’Assemblée nationale. Vu qu’il n y a eu aucune conférence des présidents et vu que le président de l’Assemblée nationale n’a signé aucun acte officiel matérialisant la création d’un tel groupe, ce groupe n’a pas lieu d’être. Néanmoins, Zéphirin Diabré appelle le président de l’Assemblé nationale à réunir la conférence des présidents et de trancher la question le plus urgemment possible afin de situer l’opinion publique, « si oui ou non le nouveau groupe parlementaire est-il créé au sein de l’Assemblée nationale de notre pays ».

Zéphirin Diabré a révélé les contacts que les démissionnaires ont eu avec la direction du parti. On a lors appris que le 4 octobre, "le président du parti, assisté d’un vice-président et du secrétaire général national, a reçu à sa demande une délégation de 4 députés venant informer la direction du parti qu’avec d’autres camarades, ils avaient décidé de démissionner du groupe parlementaire de l’UPC et de déposer une demande auprès du président de l’Assemblée nationale en vue de se constituer en un nouveau groupe. La notification a donc été verbale", explique le président de l’UPC. Interrogés sur les mobiles de leur action, ils se seraient bornés, d’après Zéphirin Diabré à répondre qu’ils avaient été mandatés par leurs pairs, pour donner l’information, pas pour donner des explications. Malgré les nombreuses suggestions de rencontre faites par la direction du parti, ces députés n’ont pas encore rencontré la direction pour se prononcer sur le vrai motif de leur retrait. Ainsi donc, Zéphirin Diabré ne conçoit pas que lors de la conférence de presse qu’ils ont animée, ces derniers disent avoir essayé de dialoguer avec la direction de l’UPC, en vain. En plus, les raisons avancées par les démissionnaires sont pour le président du parti, « ridicules » d’autant plus que parmi eux figure le vice-président du groupe parlementaire.
Tout serait parti d’un article de presse donnant les noms de certains membres de l’UPC qui seraient trempés dans un complot avec les hauts cadres du MPP pour créer un autre parti politique pendant les élections de 2020. Accusés de complot, ces derniers disent n’avoir pas eu le soutien de la direction de l’UPC pour démentir cette fausse accusation. D’où leur démission du groupe parlementaire tout en restant membres de l’UPC. Des explications que balaient du revers de la main Zéphirin Diabré et ses camarades. On apprend ainsi qu’une correspondance a été envoyée aux frondeurs leur indiquant qu’il n’était pas du ressort de la direction de laver leur honneur, mais plutôt ceux qu’on accuse d’apporter un démenti. Mieux, lors d’une rencontre, une des militantes de l’UPC a évoqué le sujet en présence de deux de ces députés accusés, mais aucun d’entre eux n’a pris la parole pour s’expliquer. Pour l’UPC qui ne dit rien consent !
Il semble que certaines personnes qui ce sont embarquées dans cette aventure commencent déjà à regretter leur acte et veulent demander pardon.
Pour sa part, Zéphirin Diabré pense que ce qui est en train de se passer à l’UPC ces temps- ci est tout à fait normal car, dit-il, « maintenant, on connaît le vrai visage de certaines personnes ». Il en est convaincu. Après l’insurrection populaire d’octobre 2014, beaucoup sont venus à l’UPC parce qu’ils croyaient que le parti allait remporter les élections de novembre 2015. Ils sont en sont donc en train de vouloir changer de chemise, chose qui ne l’étonne pas.


Le traitement inégal invoqué par les démissionnaires est un faux procès intenté contre la direction du parti, car martèle Zéphirin Diabré, ces derniers les sont les plus favorisés au sein du parti et aucune personne ne dispose des mêmes avantages qu’eux.
Il s’est toutefois dit ouvert au dialogue et appelle ses camarades à revenir à la maison, pare que, « ensemble, nous sommes plus forts », et il n y a pas de honte à reconnaître ses erreurs et revenir à la maison.

Frédéric Thiahoun
Kaceto.net

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