Aujourd’hui 09 août, les dirigeants d’un mouvement qui se réclame de la diaspora,"C’est le moment" étaient face à la presse à l’hôtel Ramada pour commenter l’actualité nationale marquée notamment par le vote de la loi portant nouveau code électoral.
Moumouni Pograwa, installé en Côte d’Ivoire et qui en est le président a félicité le gouvernement pour avoir enfin écouter les supplications de la diaspora !

« La position de la diaspora sur le nouveau code électoral », tel était le plat de résistance de la conférence de presse animée par les dirigeants d’un mouvement issu de la diaspora et dénommé "C’est le moment", avec à sa tête un certain Moumouni Pograwa, un Burkinabè installé en Côte d’Ivoire. Pour eux, l’adoption de cette nouvelle loi est plus qu’un soulagement pour les Burkinabè de la diaspora et c’est pour cette raison qu’ils félicitent le gouvernement pour ce geste fort en direction de la diaspora. "Depuis cinq ans, la diaspora est mobilisée pour obtenir la suppression de la carte consulaire qui cause beaucoup d’ennuis aux Burkinabè résidents à l’extérieur selon", déclare Pograwa, d’où sa satisfaction de voir que la nouvelle loi ne retient que la carte nationale d’identité et le passeport comme documents de vote. "En retirant la carte consulaire des documents de votation, le gouvernement n’a fait qu’écouter nos supplications" confie t-il.
Propos confortés par le vice-président du mouvement, Ben Gaston Sawadogo Burkinabè vivant au USA : " la diaspora est reconnaissante au gouvernement pour ce code électoral . (…) la carte consulaire n’est qu’un simple papier qui est établi sur la base d’un acte de naissance ou la photocopie du passeport qu’on envoie par mail à l’ambassade avec 10 dollars. C’est donc un document qui n’est reconnu par aucune autorité, son avantage étant de permettre à l’ambassade de comptabiliser le nombre de Burkinabè dans le pays d’accueil ».
Commentant l’hostilité de l’opposition vis-à-vis de la loi, Moumouni Pograwa déclare que « l’opposition parle de ce qu’elle ne sait pas », et estime qu’au lieu d’alimenter des polémiques futiles », il faudrait recentrer les débats sur ce qui pourrait faire avancer la démocratie. Dans cette optique, le mouvement appelle les Burkinabè de l’extérieur à se mobiliser pour contrecarrer l’opposition.

Concernant les lieux de votation qui font également jaser le monde politique, le vice-président de "C’est le moment" rappelle que « dans les pays occidentaux, les ambassades et les consulats sont les seuls lieux autorisés pour le vote et on ne peut pas aller au-delà".
Les deux principaux orateurs du jour ont annoncé l’organisation d’un giga-meeting de sensibilisation sur le code électoral à Adjamé en Côte d’Ivoire, puis ce sera le tour du Ghana, du Mali, des USA et de la France.

Frédéric Tianhoun
Kaceto.net

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