Le sujet a fait couler beaucoup d’encre. Faut-il adopter la nouvelle constitution par voie référendaire ou par voie parlementaire ? La question divise les Burkinabè. Il y a ceux qui estiment que du point de vue démocratique, en donnant la possibilité au peuple de s’exprimer directement sur le texte, la voie référendaire est qualitativement supérieure à la voie parlementaire. La démocratie a un coût et on ne devrait pas pinailler sur des centimes lorsqu’il s’agit d’adopter la constitution, la loi fondamentale qui régira notre vie politique économique et culturel pour l’avenir, arguent-ils.
En face, d’autres estiment que le contexte sécuritaire et économique commande d’opter pour la voie parlementaire, les députés qui ont le mandat du peuple jouissent de la légitimité d’adopter la nouvelle constitution à moindre coût.
Face à la polémique, le gouvernement qui s’était jusque là gardé de faire connaitre sa préférence vient de trancher : ce sera la voie parlementaire. L’information vient du ministre de la Justice, René Bagoro.
Participant au 7è Congrès mondial contre la peine de mort qui s’est tenue du 26 février au 1er mars 2019 à Bruxelles, en Belgique, il a annoncé que "le projet de nouvelle Constitution comprendra l’abolition de la peine de mort et devrait être adopté en mars".
Il faut donc s’attendre à l’adoption du texte en conseil des ministres dans tous les prochains jours puis sa transmission à l’Assemblée nationale.
Une décision qui va sans doute alimenter à nouveau un peu plus les débats dans l’espace public.

Kaceto.net

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