Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré et ses collaborateurs étaient face aux journalistes hier 7 septembre 2020 pour dresser le bilan de son action à la tête du département depuis trois (3) ans.

Adopté en 2016, le Plan national de développement économique et social (PNDES) visait à transformer la structure de l’économie burkinabè afin d’induire par effet d’entrainement, le bien-être des populations . Ce choix stratégique accorde une place prépondérante aux départements qui évoluent dans la sphère productive parmi lesquels , le ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat (MCIA) . Ce constat trouve sa justification dans l’axe trois (03) du PNDES qui repose sur la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.
Le MCIA a reçu la mission d’œuvrer à l’atteinte des objectifs du PNDES , en relevant le défi de l’optimisation de la contribution du secteur privé, à l’instauration d’une croissance inclusive à même de répondre aux fortes aspirations des populations.
Nommé ministre lors du remaniement ministériel intervenu le 31 janvier 2018 , Harouna Kaboré s’est résolument inscrit dans une démarche de reddition permanente de comptes à travers l’organisation d’exercices périodiques de redevabilité.
La rencontre d’hier, quatrième du genre, vise à mettre en lumière d’une part, les résultats de son engagement depuis qu’il est à la tête du département et d’autre part, dessiner les perspectives dans un avenir plus ou moins proche.
Face aux journalistes, Harouna Kaboré a présenté un bilan bâti sur 9 axes :
- Les réformes opérées ,
- Les investissements réalisés (avec le code des investissements),
- Les initiatives implémentées,
- La promotion des filières porteuses et la relance durable de la production cotonnière,
- L’accompagnement des unités industrielles et la régulation des importations ,
- Les actions et événements majeurs dans le secteur du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat,
- La gestion des structures rattachées et des sociétés d’Etat ,
- La lutte contre le fraude et la contrefaçon,
- Les perspectives.

Pour le ministre , au cours de la période 2018-2020, plusieurs acquis ont été engrangés par son département malgré le contexte marqué par la précarité de la situation sécuritaire, les remous sociaux et le resserrement de la contrainte budgétaire. A quoi s’est ajoutée la pandémie de la Covid 19 déclarée au Burkina Faso le 09 mars 2020 et qui a impacté négativement de nombreux pans de l’économie nationale.
Le ministre considère que les résultats obtenus, qui sont plus que satisfaisants sont à mettre à l’actif d’une équipe de 600 personnes qui seront toujours opérationnelles même après son départ. Il a néanmoins noté que certains résultats n’ont pu être atteints en raison de contraintes financières et aussi de l’insuffisance de maturité de certains dossiers, les études préalables n’ayant pas été bien faites ou pas du tout faites. De nombreux projets seront d’ailleurs mis en oeuvre après 2020 dans le cadre d’un nouveau référentiel en cours d’élaboration pour la période 2012-2025.
Mais l’idée centrale qui oriente l’action du MCIA repose sur le concept de développement endogène, c’est à dire la fabrication de produits "Made in Burkina" et l’incitation à consommer burkinabè.
Cette stratégie, a souligné le ministre, peut être entravée, pour diverses raisons, par l’augmentation du prix des produits, mais il a rassuré que des contrôles sont faits sur le terrain pour éviter une inflation qui pourrait être préjudiciable aux consommateurs. Pour cela, la brigade mobile, qui est devenue un service à part entière y veille et chaque semaine, le ministère communique sur la météo des prix, c’est -à-dire les informations sur les différents prix des produits de grande consommation.
Au cours de la rencontre avec la presse, le ministre Harouna Kaboré a remis 600 chapeau de Saponé et cela conformément au lancement en juillet dernier du Label "Chapeau de Saponé". Présent hier aux côtés du ministre, Naaba Sigri de Saponé a expliqué que le chapeau n’est pas seulement un moyen de se protéger contre la chaleur, mais surtout qu’il symbolise l’amour, la paix et la tolérance .
Bientôt, le Burkina compte une plateforme d’exposition dans le secteur artisanal dénommée "Ouaga Spot", qui comprendra un hôtel, un salon de sport, une salle d’exposition et une salle de conférence .