Ce 24 avril le ministre en charge du commerce de l’industrie et de l’artisanat a effectué une visite dans la société de transformation de fruits et légumes de Loumbila (STFL). Cette visite a permis au ministre de constater de par lui-même l’état de mise en œuvre des travaux de l’usine.

« Le projet industriel STFL suscite beaucoup d’espoirs pour la population burkinabè et locale. C’est un projet qui a démarré et qui a connu des difficultés dont des questions de managements opérationnels, de planification, de gestion des ressources », a déclaré le ministre en charge du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré, qui s’est déplacé à Loumbila, sur le site de l’usine en construction. Il a indiqué que le projet sera minutieusement évalué afin d’éviter que erreurs passées ne se reproduisent. « Il y a eu la suspension des travaux pour diverses raisons. Nous avons discuté sur le sujet et finalement, le gouvernement a décidé que le projet allait redémarrer. Pour ce faire, il fallait qu’on mène un certain nombre d’activité et j’ai eu l’occasion de rencontrer l’entreprise qui s’en occupe en Inde il y a de cela trois semaines ; nous avons arrêté un calendrier pour faire l’évaluation des équipements industriels et des bâtiments, avant de nous projeter sur l’avenir".
Le ministre a confié que cette étape allait durer durer deux à trois semaines, le temps nécessaire pour cadrer l’ensemble du volet industriel avec Mohan, le partenaire technique, qui est une indienne. "Après la phase d’évaluation, nous allons prendre des décisions pour continuer les travaux, mais aussi intégrer le volet exploitation qui naturellement passe par l’approvisionnement de l’usine en matières premières (mangue et tomate)", a précisé le ministre Kaboré.
Gopal Sharma, conseiller technique de l’entreprise en charge de la réfection de l’usine dit être conscient du travail qui l’attend lui et son équipe, mais il affirme pouvoir assurer la réfection de l’usine dans les délais. Par ailleurs il a demandé le soutien de la population locale et celui de la presse pour mener à bon port ce projet.
Créée en juillet 2009, la Société de transformation de fruits et légume (STFL), dispose d’un capital de 800 millions de franc CFA, dont 63% des actions appartiennent à l’Etat et 37% par le privé. Elle devrait transformer à termes près de 250 de tonnes de tomates par jour et 240 tonnes de mangues sur la même cadence. Mais pour diverses raisons évoquées par le ministre, la société a finalement été déclarée en faillite en avril 2016, mettant plus de 50 employés sur le carreau.
La volonté de relancer l’entreprise est donc une bonne nouvelle pour tous les acteurs de ces deux filières et les demandeurs d’emplois.

Frédéric Tianhoun
Kaceto.net

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