Les fidèles musulmans du Burkina Faso ont célébré dimanche, la fête de l’Aïd el-kébir ou fête de Tabaski, au cours de laquelle, ils ont imploré Allah pour une paix durable et la cohésion sociale dans le pays.

Dans son sermon, l’imam El hadj Mohamadi Kiemtoré a livré un message de cohésion, de fraternité et surtout de solidarité avec les personnes qui sont éprouvées par les questions sécuritaires.

Il a relevé devant les fidèles venus nombreux à la place de la nation que cette fête doit permettre à ces personnes (ndlr déplacées) qui sont dans une situation de vulnérabilité de vivre comme s’ils n’avaient pas quitté leurs localités notamment en pensant à eux.

El hadj Ahmadé Nour Guenda qui commentait le sermon de l’imam, a précisé qu’il a aussi rappelé aux musulmans que l’Aïd el-kébir est une fête de soumission et qui parle de soumission parle de l’amour, du bien être pour son prochain.

Depuis quelques années le Burkina Faso connait une recrudescence des attaques terroristes dans plusieurs localités, entrainant des déplacés à l’intérieur du pays.

Plus de 230 mille déplacés internes ont été enregistrés à la date du 31 juillet, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

A cet effet, il a invité les fils et filles du Burkina à prier car, dit-il, « tant que nous allons prier nous n’allons pas sombrer ».

Le Premier ministre, Christophe Dabiré présent à cette prière a remercié l’ensemble de la communauté musulmane pour les bénédictions de paix à l’endroit du peuple burkinabè.

Il a également signifié que sa présence témoigne de l’intérêt que le gouvernement accorde à toutes les actions que les communautés religieuses développent en faveur de la paix et la cohésion sociale afin de travailler pour le développement économique et social.

Le cardinal Philippe Ouédraogo a invité toutes les confessions religieuses à « faire quelque chose pour retrouver la paix et la quiétude pour un vivre ensemble fraternel et harmonieux ».

« Nous retenons de ce message, comment nous en tant que croyants nous pouvons respecter la vie pour qu’au Burkina Faso les populations vivent dans la quiétude », a-t-il indiqué.

Le Burkina Faso est un pays qui compte 60% de musulmans qui vivent en harmonie avec les autres confessions religieuses.

Agence d’information du Burkina

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