Les joueurs de l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO), une des équipes les plus populaires du Burkina Faso, ont passé quatre mois sans percevoir leur salaires, depuis le début de la nouvelle année 2020, nous a confié une source proche du club de la capitale.

« A l’EFO c’est la galère chez les joueurs et leurs encadreurs », nous a confié une source sûre. Notre interlocuteur qui a requis l’anonymat a laissé entendre que « depuis que 2020 a vu le jour, aucun joueur ni un membre du staff n’a touché un copeck ».

L’anonyme qui est également victime de la situation a expliqué que « présentement ce n’est pas simple à l’EFO. En toute honnêteté on tire le diable par la queue ». Selon lui, même les primes de matchs sont difficilement perçues.

« Il n’y a pas longtemps qu’on nous a payé notre prime de victoire du match de la 24e journée qu’on a joué contre le Kozaf depuis le 7 mars dernier », explique notre interlocuteur, ajoutant qu’à la fin du mois d’avril, « nous serons à 4 mois d’arriéré de salaires. Depuis la nouvelle année 2020, nous sommes la seule équipe qui n’a pas encore perçu un seul mois de salaire ».

Cette situation est d’autant plus difficile « parce qu’il y a des pères de famille parmi nous. Les jeunes gens louent des maisons et c’est vraiment très compliqué », a-t-il dit, avant qu’une source proche du dossier n’ajoute que « les joueurs étrangers sont obligés de quitter les maisons qu’ils ont loué parce qu’ils n’ont pas d’argent pour payer le loyer ».

Mais que font les dirigeants des « Stellistes » pour résorber la question quand on sait que le ministère des sports à travers la fédération accorde aux clubs, des bourses pour soutenir les salaires ? A cette interrogation, nous avons tenté de joindre le président de l’EFO pour en savoir davantage, en vain.

Notre première source qui est au parfum du dossier bourses, explique que « les Secrétaires généraux du ministère des sports et celui de la Fédération burkinabè de football ont éclairé les gens sur le retard de paiement de ces bourses qui était dû aux mouvements d’humeur des financiers ».

« C’est déjà bien que le ministère accompagne les clubs, mais il faut que les équipes aient également des fonds pour pouvoir payer leurs effectifs. S’il faut seulement compter sur les bourses c’est vraiment grave », a-t-il ajouté.

Il a déploré qu’un membre du conseil d’administration de l’EFO qui a gardé l’anonymat, dise dans une interview qu’il a lu, que les caisses sont vides. « Quand on vous dit ça, vous êtes désarmé et vous n’avez plus le courage de travailler et de vous donner à fonds », s’en plaint-il.

Il dit n’avoir l’âme à la tâche, mentionnant, par ailleurs, que « dans cette situation, dès que tu revendiques une fois, tu deviens la cible de tous les dirigeants du championnat. Dès que tu quittes une équipe, les dirigeants de cette équipe disent à leurs collègues des autres clubs de faire attention à toi ».

Notre second interlocuteur, parlant des bourses, a mentionné l’idée que la Fédération change de méthode car les dirigeants prennent les bourses qui ne parviennent pas aux joueurs.

Ils sont nombreux au Burkina Faso, ces clubs dont les joueurs sont laissés à eux-mêmes. Avec les différentes bourses octroyées par le ministère des sports, aux clubs de D1 (2 000 000FCFA par mois) et de D2 (à hauteur de 1 000 000FCFA par mois), il ne devait plus avoir, en principe, de problèmes de salaires des joueurs au Burkina Faso.

Agence d’information du Burkina

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