La réaction du gouvernement n’a pas tardé après la publication hier d’un communiqué du Mouvement du peuple pour le salut (MPS) dans lequel le président du parti, Augustin Loada rapportait la position du gouvernement selon laquelle " la participation de Monsieur Zida au congrès du 25 septembre était un défi à l’autorité de l’Etat et qu’il sera immédiatement arrêté dès son arrivée à l’aéroport de Ouagadougou pour désertion en temps de paix et insubordination".
Dans un communiqué publié en fin de matinée, le gouvernement, par la voix du ministre de la Communication, Remis Dandjinou, oppose un démenti formel à ces informations erronées et sans fondement". Le gouvernement rappelle que Isaac Zida est sous le coup d’un mandat d’arrêt international délivré contre lui depuis avril 2017 par la justice militaire pour "désertion en temps de paix et refus d’obéissance".
Son sors, conclut le communiqué du gouvernement, est entre les mains de la justice militaire et au nom de la séparation des pouvoir, l’exécutif n’entend pas inférer dans une affaire qui relève du pouvoir judiciaire.
Le MPS va donc devoir se trouver un candidat de rechange s’il tient à être présent dans la course à l’élection présidentielle du 22 novembre 2020.