Conformément à la constitution de quatre (4) pays de l’espace CEDEAO, les démocrates du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry et du Niger devront aller aux urnes avant la fin de l’année 2020 pour élire leur Chef d’État respectif. Actes citoyens majeurs, ces scrutins présidentiels devraient contribuer à consolider l’encrage démocratique avec le renforcement des institutions dans les pays concernés de notre espace commun.
Voilà que depuis plusieurs mois, des signaux inquiétants proviennent de la Côte d’Ivoire et la Guinée Conakry. Ces signaux sont d’autant plus alarmants que les processus électoraux querellés dans ces pays ont déjà conduit à plusieurs morts. Pire, des organisations très alertes sur les questions électorales annoncent des scénarios du "chaos".
Refusants par un silence mortifère d’être complices d’une énième hécatombe en Côte d’Ivoire et en Guinée Conakry, nous venons par cet appel interpeler l’ensemble des démocrates de la CEDEAO sur la violation constitutionnelle en cours. De quoi est il question ?

Combattants de la démocratie, deux opposants historiques ayant porté l’espoir d’un renouveau démocratique dans leurs pays, parvenus au pouvoir il y a environ 10 ans sont en passe d’user de subterfuges pour s’éterniser à la magistrature suprême. Se proclamant les chantres de la stabilité et clamant l’impérative obligation d’achever les chantiers en cours, les Présidents Alassane Ouattara et Alpha Condé viennent de procéder à un tripatouillage de leurs lois fondamentales avec une violation des textes pour se maintenir par tous les moyens à la tête de la Côte d’Ivoire et la Guinée Conakry.
Diantre, la démocratie ne saurait être le creuset d’une catégorie d’hommes dits "providentiels" dont l’ambition est de gouverner à vie.
En engageant la Côte d’Ivoire et la Guinée Conakry dans une voie obscure faite d’incertitudes, ces deux Chefs d’Etats conduisent inéluctablement tous les pays membres de la CEDEAO dans une zone de turbulences et un climat de désordre.
Le désordre étant le nid de l’insécurité et du sous développement, il est d’une urgence absolue pour les défenseurs de la démocratie en Afrique de rejeter cette forfaiture en gestation.

Appel est donc lancé aux démocrates, aux défenseurs des droits de l’homme et à la jeunesse Africaine à faire bloc contre l’instauration du pouvoir à vie en Côte d’Ivoire et en Guinée Conakry. Si la violation de la constitution en cours dans ces deux pays abouti, elle fera cas d’école et sera source de contagion dans d’autres pays Africains.

Tous ensemble, disons non aux pourfendeurs de la constitution en Afrique !

Pour le Mouvement Citoyen pour la Démocratie (MCD) et le Mouvement Populaire pour la Cohésion nationale (MPCN)

Christophe Ouedraogo
Porte Parole

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