L’association nationale des Aires ou territoires du patrimoine autochtone et communautaire (APAC) du Burkina Faso a débuté jeudi à Ouagadougou, un atelier, devant renforcer le rôle et la responsabilité des acteurs dans la gestion des ressources naturelles.

L’atelier tri-national sur les APAC au Sahel qui réunit des participants du Bénin, du Niger et plusieurs représentants de communautés villageoises du Burkina Faso, vise à donner une plus grande visibilité à la structure.

Cette rencontre de deux jours, selon les organisateurs, va permettre également aux participants mais aussi aux partenaires de partager leurs expériences en matière de conservation des APAC dans ces différents pays.

Les participants auront en outre l’occasion de formuler des résolutions et des recommandations qui engageront tous les acteurs pour la conservation des APAC.

Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays du Sahel, fait face à une dégradation avancée de son couvert végétal, de son potentiel de faune sauvage et de ses terres agricoles, a rappelé, le directeur de la faune et des ressources cynégétiques, Benoit Doamba.

Pour lui, les résultats de cette session vont « renforcer le rôle et la responsabilité des populations dans la gestion des ressources naturelles en général et des aires et territoire dont la gouvernance leur sont reconnue ».

Doamba, par ailleurs, représentant du directeur général des eaux et forêts, a assuré l’accompagnement de sa structure dans la mise en œuvre du plan d’action issu des travaux et de son appui pour le renforcement du cadre législatif et règlementaire des APAC au Burkina Faso.
« Sur le plan local, nos services veilleront davantage à la préservation des APAC et soutiendront toutes les initiatives de restauration qui seront entreprises », a-t-il précisé.

A en croire le coordonnateur pour le Sahel du consortium mondial APAC, Alexie Kaboré, cours de ces travaux, plusieurs thématiques seront développées à savoir, des échanges sur la situation des APAC au niveau de chaque communauté en vue d’identifier les problèmes.

Il y aura également une thématique sur « les solutions endogènes que chaque communauté va développer pour que les autres puissent apprendre ».

Pour le président de l’Association nature et développement (NATUDEV), les échanges vont, enfin, porter sur les actions futures que chaque communauté envisage développer pour conserver les ressources naturelles.

L’approche APAC est la manière d’œuvrer à la conservation de la nature en reconnaissant l’importance des sites naturels conservés par les communautés locales.

Les mares communautaires, les Zones villageoises d’intérêt cynégétique (Zovic), les aires de pâture sont, entre autres, potentiellement des APAC a expliqué M. Kaboré.

Agence d’information du Burkina

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