Dans le but d’outiller les journalistes et les communicateurs sur les enjeux de l’intégration africaine et la migration, le ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur (MIABE) a organisé un atelier d’information et de sensibilisation à leur intention les 15, 16 et 17 janvier 2020 à Bobo-Dioulasso.
Le 16 janvier, les participants ont planché sur les réformes entreprises au sein de l’Union africaine et les objectifs visés.

Le 25 mai 1963, 32 Etats africains créaient à Addis Abeba en Ethiopie, l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue depuis 2002 Union africaine lors du sommet de Durban, en Durban en Afrique du Sud. « Bâtir une Afrique intégrée, prospère et en paix, dirigée par ses citoyens et constituant une force dynamique sur la scène mondiale », telle est la vision de l’Union africaine. C’est le principe de « non-indifférence » qui rompt avec le principe de « non- ingérence sans exceptions inscrit dans la charte de l’OUA", explique Karim Ouépia Idogo, directeur des Organisations régionales et des communautés. Les réformes institutionnelles de l’Union africaine sont notamment la réforme de la structure des portefeuilles des hauts fonctionnaires de la Commission de l’Union africaine (CUA), de la sélection des hauts fonctionnaires de la CUA, des reformes administratives et financières y compris la gestion des performances.
Selon lui, c’est en 2015 que l’agenda 2063 a été adopté et envisage de réaliser la
« Vision d’une Afrique intégrée et prospère constituant un acteur influent sur la scène internationale", sachant que parmi les défis à relever figurent entre autres, la faible capacité de gestion des structures de l’UA et sa forte dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs. Les objectifs stratégiques identifiés pour la transformation de l’UA nécessitent par conséquent des mesures urgentes.


Alors président en exercice de l’UA, le président rwandais Paul Kagamé a proposé des mesures urgentes pour restructurer l’UA et redéfinir ses priorités au nombre desquelles, le champ d’intervention de l’Union africaine qui se concentrera sur quatre domaines prioritaires de portée continentale, à savoir les affaires politiques, la paix et la sécurité, l’intégration économique et les moyens pour l’Afrique de se faire entendre sur la scène internationale.
Pour Idogo, de nombreux progrès ont déjà été enregistrés dans la mise en œuvre de la réforme institutionnelle et estime qu’il serait important pour notre pays de s’approprier sans délais les décisions en vue de bien défendre et protéger ses intérêts.
S’agissant de la présidence de la commission de l’Union africaine, actuellement occupée par le tchadien Moussa Faki, les candidatures à sa succession seront probablement ouvertes en mars prochain.

Saaniayouor KPODA
Kaceto.net

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