L’ancien président de la transition Yacouba Isaac Zida annonçait la semaine dernière à la Une de nos confrères de L’Observateur, qu’il sera au congrès extraordinaire de son parti, le Mouvement du peuple pour le salut (MPS) qui se tient aujourd’hui 25 septembre en vue de l’investir comme candidat à la présidentielle du 22 novembre.
Aux dernières nouvelles, il a renoncé à ce projet en expliquant sur sa page e facebook avoir pris "cette décision amère au regard de la situation délétère qu’aurait engendrée mon retour au Burkina Faso"

L’ancien président de la transition Yacouba Isaac Zida annonçait la semaine dernière à la Une de nos confrères L’Observateur, qu’il sera au congrès extraordinaire de son parti, le Mouvement du peuple pour le salut (MPS) qui se tient aujourd’hui 25 septembre en vue de l’investir comme candidat à la présidentielle du 22 novembre.Retour ligne automatique
Aux dernières nouvelles, il a renoncé à ce projet en expliquant sur sa page e facebook avoir pris "cette décision amère au regard de la situation délétère qu’aurait engendrée mon retour au Burkina Faso"

"C’est avec regret que j’informe les militants et sympathisants du Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS) ainsi que les partis amis et tous ceux qui nous attendaient ce vendredi 25 septembre 2020 à Ouagadougou, que pour des raisons indépendantes de ma volonté je suis obligé d’annuler cette arrivée", écrit Isaac Zida depuis le Canada où il vit depuis quatre ans.
Un coup de massue pour les militants et sympathisants de son parti qui l’attendaient avec impatience, sans à vrai dire vraiment y croire. Hier, l’espoir d’accueillir leur leader avait été bien douché par un communiqué publié par le président du parti, Augustin Loada. On y a apprend qu’en "début de semaine, les autorités politiques ont fait clairement savoir, après plus d’un mois de tergiversations, que la participation de Monsieur Zida au congrès du 25 septembre était un défi à l’autorité de l’Etat et qu’il sera immédiatement arrêté dès son arrivée à l’aéroport de Ouagadougou pour désertion en temps de paix et insubordination".
Se décrivant comme "un homme épris de paix" et qui "crois sincèrement que notre nation dans le contexte d’insécurité aggravé où elle se trouve actuellement se passerait bien des querelles entre ses filles et fils", il a indiqué qu’il était "disponible à servir ma patrie, aujourd’hui d’ailleurs mieux qu’hier.
A ses militants, il leur demande de continuer la mobilisation pour la défense des idéaux du parti et les rassure " qu’il ne s’agit que d’un report en vue d’une arrivée dans la dignité qui honorera le MPS" et cela sous "mon statut d’ancien Chef d’Etat".
C’est donc terminé pour les ambitions présidentielles de l’ancien premier ministre de la Transition, du moins pour les cinq prochaines années.