Dans un communiqué publié hier 7 octobre, le président de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a lancé un appel à la retenue sur l’affaire de la destruction le 7 septembre dernier de la mosquée de Panzani, dans l’arrondissement 9 de Ouagadougou, sur une décision de justice.
Furieux, les militants de la Coordination des jeunes musulmans du Burkina avaient organisé une conférence de presse le 17 septembre au cours de laquelle, ils avaient exigé la reconstruction de l’édifice religieux au plus tard hier 7 octobre et une condamnation ferme par le gouvernement de la destruction de la mosquée, menaçant de prendre leurs "responsabilités" s’ils n’obtenaient pas satisfaction.

Une menace prise au sérieux par les pouvoirs publics. Dès le 3 septembre, le président de l’assemblée nationale, Bala Sankandé s’était rendu sur les lieux pour dit-il, "prêcher le vivre-ensemble, la paix et inviter les protagonistes à l’accalmie".
Hier, une délégation conduite par son président El Hadj Oumarou Zoungrana a été reçue dans la soirée par le premier ministre Christophe Dabiré, une audience programmée quelques heures après la tenue du conseil des ministres. Les jeunes musulmans peuvent être satisfaits, car sur le sujet, le conseil des ministres a désapprouvé " la destruction d’un lieu de culte quelles que soient les raisons qui ont conduit à cette situation".
Mieux, le gouvernement va engager une procédure afin que le terrain litigieux devienne la propriété de l’Etat et a promis de "prendre toutes les dispositions pour une gestion apaisée de cette situation".

Dominique Koné
Kaceto.net

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